COSTA SERENA: SUPERBE VICTOIRE DE PADOVANI

En cette période de l'année, la météo reste souvent capricieuse avec l'apparition soudaine de gros nuages noirs qui, à l'instar des Canadair, peuvent larguer des quantités d'eau impressionnantes. Le départ de l'ES1 à peine donné, le petit village de Ventiseri est arrosé sans relâche par ces mastodontes qui alternent entre pluie et grêle. Dans de telles dantesques conditions, c'est Youness El Kadaoui (207 S2000) qui réalise le meilleur temps devant Jean-Jacques Padovani (Focus WRC) et Pierre-Antoine Guglielmi de retour au volant d'une Fiesta R5. El Kadaoui récidive dans l'ES2 tandis que Guglielmi doit abandonner suite à une sortie de route. Padovani, qui vient d'écoper de 20 secondes de pénalité suite à un pointage en retard au CH2, conserve néanmoins la 2ème place au classement général. Pierre-François Balesi, le vainqueur de l'an dernier, abandonne à son tour, trahi par la mécanique de sa Fiesta R5. Dans le second tour, ''Pado'' sort la grosse attaque et remporte les 2 dernières spéciales. A l'arrivée à Ghisonaccia, il devance El Kadaoui de 9,4 secondes et le pilote italien Alessandro Ré (DS3 WRC) de 58,5 secondes. Dans les groupes, les vainqueurs du jour sont: Jean-Baptiste Botti (Clio R3) en groupe R, Yannick Rossi (Lancer Evo 9) en groupe N, Henry Baldrichi (Saxo VTS) en groupe F2000 et Vincent Raynaud (Elise 111S) en groupe GT, bien esseulé après l'abandon de Daniel Rognoni (911 GT3) sur ennui mécanique.
Le lendemain, c'est avec plaisir que l'on constate l'apparition du soleil. Dans la 1ère ES du dimanche longue de 14,9 km, c'est El Kadaoui qui fait le scratch devant Padovani à 2,9 secondes. Ce dernier, qui ne lâche rien, signe à son tour le meilleur temps dans l'ES6, confortant ainsi son avance au classement général. Sauf imprévu, le rallye semble plié. Dans le dernier tour, Padovani enfonce encore le clou en améliorant ses chronos. Au point stop de l'ES7, il possède une avance de 18,8 secondes sur son rival qui sait que, sauf imprévu, il ne peut plus rien tenter pour lui barrer la route de la victoire. A l'arrivée de l'ES8, c'est le soulagement pour ''Pado'' qui remporte cette 15ème édition du Costa Serena. El Kadaoui monte sur la 2ème marche du podium complété par l'Italien Ré. Dans les groupes, les différents leaders de la veille ont conservé leur avantage qui les a conduits à la victoire.
En VHC, Louis Antonini (911 SC) renouvelle avec la victoire laissant dans son sillage Patrick Canavese (Delta integrale) et Elie Icart (R5 Alpine.
PhF


PODIUM
1: PADOVANI Jean-Jacques – CAMILLI Mickaël Ford Focus WRC 1:13:12,4
2: EL KADAOUI Youness – ZARU Mickaël Peugeot 207 S2000 à 0:35,7
3: RE Alessandro – CIUCCI Giacomo Citroën DS3 WRC à 1:20,7

VAINQUEURS DE GROUPES
A8W: PADOVANI Jean-Jacques – CAMILLI Mickaël Ford Focus WRC 1:13:12,4
R3: BOTTI Jean-Baptiste – SERRA Jean-Pascal Renault Clio à 4:00,1
N4: ROSSI Yannick - RAFFAELLI Yoann Mitsubishi Lancer Evo 9 à 5:31,1
F2013: BALDRICHI Henry – CORSI Frédéric Citroën Saxo VTS à 10:36,6
GT9: RAYNAUD Vincent – PASSONI Mathieu-Louis Lotus Elise 111S à 16:26,0

VAINQUEURS DE CLASSES
A7S: EL KADAOUI Youness – ZARU Mickaël Peugeot 207 S2000 1:13:48,1
R2: CAPANACCIA Olivier – PIAZZA François-Olivier Citroën C2 Max 1:17:34,2
FA7: CASABIANCA Antoine – BARICHELLA Tony Peugeot 207 S2000 1:19:16,7
FA6: RADTKE Paul-André – STROMBONI Olivier Citroën Saxo 1:22:29,7
FA8: AGOSTINI Anthony – ROYER Jérôme BMW 325I 1:24:52,9
FA6K: COTTAZ Benoît – SANTARELLI Coralie Peugeot 106 S16 1:25:45,6
F2014: SIMONETTI Robert – JEAN-MISTRAL Alain BMW Compact 1:26:00,2
FN3: CERVETTI François – CUCCHI Mickaël Renault Clio Ragnotti 1:27:02,0
FN2: MARIINI Mickaël – REAL Thibault Peugeot 106 S16 1:28:49,0
F2012: GOUIRAND Fabien – DENGERMA Florent Citroën AX Sport 1:29:34,8
R4: GRISONI Gaudens – SIMONPIERI Mélanie Subaru Impreza 1:31:03,2
FN1: NICOLI Gérard – GALTIERI Marie-Flore Citroën AX Sport 1:31:39,0

PODIUM VHC
1: ANTONINI Louis – BIANCAMARIA-GRANGIE Bernard Porsche 911 SC 1:23:31,3
2: CANAVESE Patrick – SERRE Pascal Lancia Delta Integrale à 1:26,3
3: ICART Elie – RICHARD Tanguy Renault 5 Alpine à 1:44,2


PAESE AIACCINU: NOUVELLE VICTOIRE DE SANTONI

Pour cette 4ème édition du Paese Aiaccinu, l'ASA Corsica, sous l'égide de son dynamique président Pierre Boï, avait revu sa copie à la hausse avec son inscription au calendrier des rallyes nationaux. Résultat: un nouveau tracé articulé aux alentours d'Ajaccio avec, cerise sur le gâteau, un prologue de nuit en ville et l'admission des WRC qui sont toujours les voitures de rallye les plus abouties. Bref, de quoi garantir le spectacle surtout avec 122 voitures au départ dont 6 WRC. Parmi ces dernières, celle qui porte le numéro 1 n'est autre que la Ford Fiesta de Paul-Antoine Santoni, le vainqueur de l'an dernier et le grand favori de cette année. Victime de son succès, le prologue du vendredi soir ne sera pas chronométré par sécurité face à un public familial très nombreux. C'est donc au point stop de l'ES2 (8,25 km) que le 1er verdict tombe: Jean-Joseph Galeani (Fiesta WRC) réalise le meilleur temps devant Santoni à 0''1 et Jean-Mathieu Leandri (208 R5) à 4''1. Mais le rallye ne fait que commencer, et avec 7 épreuves spéciales au menu, la journée du samedi va être longue. Dans l'ES3 (5,04 km), Santoni qui fait le scratch reprend l'avantage sur Galeani et s'empare du commandement du rallye qu'il va conserver jusqu'à la fin de l'étape. Dans son sillage la bagarre fait rage, surtout entre Frédéric Andreucci (Fiesta R5) et Leandri dont leur grande forme ne suffit pas à pallier l'écart de performances de leurs R5 avec celles des WRC. Heurtant un trottoir qui lui fera perdre beaucoup de temps, Galeani devra finalement abandonner. En groupe N, Frédéric Lefebvre (Lancer Evo9) reste le patron tout comme Lionel Jaumon (106 S16) en F2000 et Paul De La Foata (996) en GT. Quant au VHC, il est dominé par Jean-Philippe Martini (Kadett GTE) qui devance Sylvain Rouveiroli (Kadett GTE) et Antoine Casabianca (Samba).
Le dimanche matin, après une nuit de repos bien méritée mais sans doute trop courte, les 94 concurrents encore en course quittent la place du Diamant en direction du Celavo (14,31 km) à parcourir 3 fois. Bien réveillé, Santoni colle d'entrée 25'' à Andreucci qui prend la place de Leandri. Ce dernier qui a du mal à maitriser sa 208 mal chaussée, sera victime d'un tête-à-queue. C'est François Navarra (208 R5) qui réalise alors le 3ème temps à 49''7 de Santoni. Derrière cette armada de 4 roues motrices, Jean-Pierre Gordon (Clio S1600) pointe à 54''6 du leader mais à la 1ère place des 2 roues motrices. Le 2ème tour confirme les positions en tête de la course avec le retour de Leandri à la 3ème place. Comme une simple formalité, le dernier tour ne va rien changer dans la hiérarchie. Avec un chrono de 8'57''4, le seul en dessous des 9', Santoni remporte la dernière spéciale avec panache et inscrit une nouvelle fois son nom au palmarès de l'épreuve. En VHC, Martini s'impose avec 3''2 d'avance sur Rouveiroli et 2'58''1 sur Casabianca qui offre la 3ème marche du podium à sa petite mais vitaminée Samba.
PhF

PODIUM
1: SANTONI Paul-Antoine – NESTA Audrey Ford Fiesta WRC 55:07,9
2: ANDREUCCI Frédéric– POBEDENNY Anthony Ford Fiesta à 00:43,2
3: LEANDRI Jean-Mathieu – GORGUILO Anthony Peugeot 208 T16 à 01:15,3

VAINQUEURS DE GROUPES
A8W: SANTONI Paul-Antoine – NESTA Audrey Ford Fiesta WRC 55:07,9
R5: ANDREUCCI Frédéric– POBEDENNY Anthony Ford Fiesta 55:51,1
FN4: LEFEBVRE Frédéric – DINI Gilbert Mitsubishi Evo9 59:49,7
F2013: FRANCHI Joseph – MATEOS Anna Citroën C2 1:01:27,3
GT10: DE LA FOATA Paul – DE LA FOATA Mickael Porsche 996 1:06:28,2

VAINQUEURS DE CLASSES
A6K: GORDON Jean-Pierre – SCIPILITTI Patrick Renault Clio S1600 57:23,4
A7S: ISTRIA Charles-Antoine – DE BARTOLO Fabrice Peugeot 207 S2000 59:05,0
FN3: MUSELLI Jean-Philippe – FOLACCI Dominique Renault Clio Ragnotti 59:59,0
R2: PORCU Jean-François –
BOURGEOIS SIMONPIERRE Serena Peugeot 208 1:00:07,2
R4: BOTTI Jean-Baptiste – MAZOTTI Françis Mitsubishi Evo9 1:00:08,8
R3: SACCAGI Julien – REROLLE Damien Renault Clio 1:01:37,8
F2014: LANGIANI Patrick – RASIGNI Romain Renault R5 Gt Turbo 1:02:02,2
FA6: RADTKE Paul-André – STROMBONI Olivier Citroën Saxo 1:03:53,7
FA7: MASCLAUX Sébastien – CHAPUIS Sandrine Peugeot 206 RC 1:04:08,1
FN2: SALINI Laura – BRUNELLI Anne-Laure Peogeot 106 Rallye 1:05:11,3
FA8: DIANI Jean-Noël – MARTELLI Cyril BMW 325I 1:05:53,6
GT9: RAYNAUD Vincent – PASSONI Mathieu-Louis Lotus Elise 1:06:46,2
R1: PAUTOU Loïc – BUSE Julien Renault Twingo 1:07:06,3
FN1: NICOLI Gérard – GALTIERI Marie-Flore Citroën AX Sport 1:11:19,5
F2012: MERCURI Philippe – GUIGUES Philippe Peugeot 205 Rallye 1:20:19,8


PODIUM VHC
1: MARTINI Jean-Philippe – FIESCHI Ambroise Opel Kadett GTE 1:04:17,6
2: ROUVEIROLI Sylvain – PERETTI Nanette Opel Kadett GTE 1:04:20,8
3: CASABIANCA Antoine – SAULNIER Nicolas Simca Talbot Samba 1:07:15,7


CAP CORSE HISTORIC RALLY: ALAIN OREILLE S'IMPOSE

En cette fin de mois de février 2016, la météo prévoit de fortes pluies, voire des chutes de neige, sur la Corse. Qu'à cela ne tienne, car les passionnés de voitures historiques ont rendez-vous avec la première édition du Cap Corse Historic Rally. Vainqueur des deux derniers tours, Christophe Vaison, associé à Pascal Duffour, et sa Lancia 037 forment sans conteste le tandem idéal pour aller grappiller une première victoire. Pour lui barrer la route, le roi du cap, Jean-Pierre Manzagol (Renault R5 Turbo), Philippe Gache (Mazda RX7), Stéphane Poudrel (Triumph TR8) et Alain Oreille (Porsche 911 SC) sont certainement les mieux placés. L'ES1 (12,08 km) fait déjà des coupes sombres avec les abandons de Manzagol et de Louis Antonini (Porsche 911 SC). Au classement, Oreille crée la surprise en réalisant le meilleur temps devant Gache à 6'' et Vaison à 13''. Dans l'ES2 (28,27 km) Vaison réagit et sort la grosse attaque: temps scratch devant Gache et Oreille qui garde le commandement du rallye. Dans le deuxième tour, malgré la pluie qui tombe par endroits, Vaison enfonce le clou en remportant les deux spéciales, ce qui le place à égalité avec Oreille. L'ancien pilote Renault riposte à son tour et signe le meilleur temps dans l'ES5 devant Foulon (Ford Escort RS 2000) à 5'' et Vaison à 6''. Sur le bord de la route, le spectacle est grandiose et la glisse est au rendez-vous comme au bon vieux temps! Il faut alors attendre le classement de l'ES6 pour connaître le vainqueur de l'étape. Vaison sait que son rival ne va rien lâcher mais il doit aussi ramener la 037 intacte, ce qui laisse à réfléchir... Au point stop les chronos tombent: 21,20 pour Vaison et 21,24 pour Oreille qui rallie Macinaggio en tête du rallye. Dans leur sillage, les premiers pilotes corses Jean-François Santini (Porsche 911) et Daniel Rognoni (Porsche 911 SC) pointent respectivement aux 7ème et 8ème places. Le lendemain, le vent et la pluie sont au programme du jour, hélas juste ce qu'il faut pour faire reculer certains spectateurs. Dans l'ES7 (9,84 kml) c'est Gache qui fait le scratch devant Vaison, Poudrel et Oreille qui est maintenant à 7'' de Vaison. Avec ses 35,5 km, l'ES8 est certainement le juge de paix du rallye car le pilotage est prépondérant pour gagner. Oreille qui n'est pas sans le savoir, va faire valser sa 911 de virage en virage comme une danseuse et réaliser ainsi le meilleur temps qui va laisser Vaison à 38''. Au classement général, ce dernier est maintenant à 31'' de son rival qui a pris une sérieuse option pour la victoire. Le second tour va se dérouler à l'identique du premier et va confirmer les positions de tête jusqu'à la ligne d'arrivée à Macinaggio, franchie par Alain Oreille en grand vainqueur de ce premier Cap Corse Historic Rally. Vaison monte sur la deuxième marche du podium complété par Poudrel, auteur lui aussi d'une belle course. Après l'abandon de Rognoni dans la dernière spéciale, Santini qui termine à la sixième place, réalise ainsi une très belle performance pour sa première participation en rallye historique.
En Classic, c'est Christophe D'Indy (Volkswagen Golf GTI) qui s'impose devant Serge Zele (Peugeot 504) et Philippe Garcia (BMW 320). La catégorie VHRS voit la victoire de Franck Braquet (Peugeot 309 GTI) inscrit en moyenne haute. La deuxième place revient à Pierre-Laurent Figuiere (Volkswagen Golf GTI) qui s'impose en moyenne intermédiaire. Michel Souchon (Lancia Delta Intégrale) complète le podium.
Phf

PODIUM
1: OREILLE Alain – OREILLE Sylvie Porsche 911 SC 2h35:53
2: VAISON Christophe – DUFFOUR Pascal Lancia 037 2h36:22
3: POUDREL Stéphane – RATIER Marie-Noëlle Triumph TR8 2h39:53


PORTIVECHJU: EL KADAOUI S'IMPOSE POUR LA DEUXIEME FOIS

La deuxième édition du Portivechju Sud Corse donnait le coup d'envoi de la saison insulaire des rallyes 2016. Vainqueur l'an dernier, Youness El Kadaoui (Fiesta R5) est le premier à s'élancer dans l'ES1 (4,1 km). En principe sur une telle distance, les chronos sont toujours serrés. Pourtant au point stop, El Kadaoui annonce la couleur en collant 4,5 secondes à Jean-Baptiste Botti (Fiesta R5) et 5,3 secondes à Anthony Puppo (Fabia S2000). Des écarts importants sur ce premier tronçon qui valident son statut de favori, mais le rallye ne fait que commencer. Dans leur sillage, Olivier Capanaccia (Clio S1600) et Didier Sauli (Fiesta R5) complètent le top cinq. Un peu plus longue, l'ES2 (7,6 km) confirme les positions en tête de la course. Victime d'une touchette, Sauli réalise seulement le dixième temps. A l'issue de la première étape, El Kadaoui rentre à Porto-Vecchio avec une avance confortable (psychologiquement) de 8,5 secondes sur Botti et de 13,5 secondes sur Puppo qui caracole en tête du groupe A. Pas de surprises dans les autres groupes: Michel Mondoloni (Clio RS) vire en tête du groupe F2000, Philippe Chassaing (Clio Ragnotti) domine le groupe N et Vincent Raynaud (Lotus Elise) s'empare du groupe GT. Le lendemain matin, la pluie annoncée par Météo France n'a toujours pas fait son apparition, mais la menace est présente. L'ES3 (5,4 km) est avalée par la Fiesta du leader à pratiquement 100 km/h de moyenne, ce qui lui permet d'augmenter son avance sur ses deux rivaux qui savent maintenant à quoi s'en tenir. A mi-parcours, le trio de tête semble bien installé, chacun à sa place. Le classement de l'ES4 (6,7 km) confirme une fois de plus ces positions et on ne voit pas ce qui pourrait contrer El Kadaoui dans sa course à la victoire. L'apparition de la pluie dans le second passage de Cardettu ne va en rien freiner les ardeurs du trio de chasse qui va même améliorer les chronos. Au point stop, la Fiesta jaune dispose d'une avance de 16,2 secondes sur l'autre Fiesta et de 30,9 secondes sur la Fabia qui ne joue pas hélas dans la même catégorie. Alors, sauf imprévu, El Kadaoui n'est plus qu'à quelques kilomètres du succès. C'est Botti qui va alors s'imposer dans la dernière spéciale pour finir à 11,9 secondes du vainqueur. Asssocié à Fabrice Veronese, El Kadaoui inscrit donc son nom au palmarès pour la deuxième fois. Puppo et Chassaing remportent leur groupe respectif alors qu'en F2000, c'est finalement Lionel Jaumon (106 S16) qui s'impose après l'abandon de Michel Mondoloni (Clio RS) sur ennuis mécaniques après l'ES3. Denis Mattei finalement déloge Raynaud pour placer son coupé 135i en tête du groupe GT. En VHC, avec seulement trois partants, la victoire revient à Nardi (205 Gti) face à Castelli (Golf Gti).
PhF

PODIUM:
1: EL KADAOUI Youness – ZARU Mickaël Ford Fiesta 20:28,8
2: BOTTI Jean-Baptiste – SERRA Jean-Pascal Ford Fiesta à 00:11,9
3: PUPPO Anthony – ARGENTI Thomas Skoda Fabia S2000 à 00:32,9

VAINQUEURS DE GROUPES
R5: EL KADAOUI Youness – ZARU Mickaël Ford Fiesta 20:28,8
A7S: PUPPO Anthony – ARGENTI Thomas Skoda Fabia S2000 21:01,7
FN3: CHASSAING Philippe – PERRIER Eric Renault Clio Ragnotti 22:50,6
F2013: JAUMON Lionel – LUCCIONI Antoine Peugeot 106 S16 22:49,7
GT10: MATTEI Denis – MARCELLIN Alain-Ange BMW 135i 24:02,3

VAINQUEURS DE CLASSES
FA6K: CAPANACCIA Olivier – ALFIERI DE PERETTI Gab. Renault Clio S1600 21:29,2
R3: MELONI Michaël – PIETRI Elsa Renault Clio 21:41,5
R2: PACCINI Jonathan – EON Thomas Peugeot 208 VTI 21:42,2
FA7K: PIETRI Didier – BARICHELLA Tony Peugeot 306 Maxi 21:58,5
F2013: JAUMON Lionel – LUCIONI Alexandre Peugeot 106 S16 22:49,7
F2014: SIMONETTI Robert – SIMONETTI Celia BMW Compact 22:52,7
FA8: GIOVANNANGELI Jean-Baptiste – MATEOS Anna BMW M3 E30 23:14,6
FN4: LEFEBVRE Frédéric – DINI Gilbert Mitsubishi Lancer Evo8 23:37,0
GT9: RAYNAUD Vincent – PASSONI Mathieu-Louis Lotus Elise 24:25,0
F2012: GOUIRAND Fabien – DARRAZ Karim Citroën AX Sport 24:32,1
FN1: NICOLI Gérard – GALTIERI Marie-Flore Citroën AX Sport 25:41,5
FN2: GHELARDINI François-Marie – DOLESI Baptiste Citroën Saxo VTS 26:32,0


...........................................................2016................................................................
 

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MURATI ET CASANOVA CHAMPIONS DE CORSE DES RALLYES 2015

Organisé par le Comité Régional du Sport Automobile Corse, le Championnat des Rallyes Pilotes et Copilotes 2015 comportait huit épreuves: quatre rallyes nationaux (coefficient 2) et quatre rallyes régionaux (coefficient 1). Après le rallye de Balagne, dernière épreuve prise en compte, Jean-Marie Murati totalise 162 points qui lui permettent de remporter le championnat pilotes devant François Maestracci (141) et Pierre-Marc Nannucci (119). Associé à Laurent Santoni, le vice-président de l'ASA Bastiaise décroche son premier titre émaillé par de nombreuses victoires de classe et de groupe. Quant au championnat copilotes, il est remporté par Sébastien Casanova avec un total de 158 points devant Frédéric Corsi (141) et Lauren Goia (131). Félicitations à ces deux nouveaux champions qui succèdent respectivement à Pascal Trojani et Yoann Raffaelli et qui font honneur à l'ASA Bastiaise et à l'ASA Corsica dont ils sont sociétaires.
PhF


LES PODIUMS 2015

PORTIVECHJU

1: EL KADAOUI Youness – ZARU Mickaël Ford Fiesta 23:00,0
2: SUCCI Jean-François – FRANCESCHI Joseph Marie Peugeot 208 T16 à 0:16,4
3: CAPANACCIA Olivier – MELA Jean-Luc RenaultClio S1600 à 1:05,5

AIACCINU

1: SANTONI Paul-Antoine – ORPHELIN Audrey Ford Fiesta 25:17,6
2: AGUZZI Tony – BORCHIA Jean-Pierre Peugeot 207 S2000 à 0:36,5
3: LEANDRI JeanMathieu – GORGUILO Anthony Peugeot 208 T16 à 0:39,8

COSTA SERENA

1: BALESI Pierre-François – AGOSTINI Anthony Ford Fiesta 1:21:31,6
2: GUGLIELMI Pierre-Antoine – ROCHAS Claire Renault Clio à 0:30,4
3: OTTOMANI Joël – SUSINI Elina Renault Clio S1600 à 3:21,3

PRUNELLI

1: SANTONI Paul-Antoine – ORPHELIN Audrey Citroën DS3 0:21:38,6
2: GUGLIELMI Pierre-Antoine – PORCU Jean-François Peugeot 207 S2000 à 0:06,0
2: AGUZZI Tony – BORCHIA Jean-Pierre Peugeot 207 S2000 à 0:30,0

GIRAGLIA

1: SUCCI Jean-François – VITRANI Olivier Peugeot 307 WRC 1:23:09,4
2: ALERINI Paul – NANNI Xavier Ford Fiesta R5 à 0:05,9
2: ZUCCARELLI Charles – BONIFET Pierre-Antoine Peugeot 207 S2000 à 3:09,0

CORTE

1: LEANDRI Jean-Mathieu – GORGUILO Anthony Peugeot 208 1:32:31
2: HIRSCHI Jonathan – BELLOTO Victor Peugeot 208 à 0:14,7
3: NANNUCCI Pierre-Marc – OTTOBRINI Thomas Peugeot 205 GTI à 2:54,0

TOUR DE CORSE (WRC)

1: LATVALA Jari-Matti – ANTTILA Mikka Volkswagen Polo R WRC 2:39:46,7
2: EVANS Elfyn – BARRITT Daniel Ford Fiesta RS WRC à 43,1
3: MIKKELSEN Andreas – FLOENE Ola Volkswagen Polo R WRC à 46,3

TOUR DE CORSE (Championnat de France))

1: TROJANI Pascal – VESPERINI Jean-Noël Citroën C4 WRC 2:53:34,4
2: LEANDRI Jean-Mathieu – GORGUILO Anthony Peugeot 208 T16 R5 à 1:51,1
3: GILBERT Quentin – JAMOUL Renaud Citroën DS3 R3T à 3:26,8

TOUR DE CORSE HISTORIQUE

1: VAISON Christophe – DUFFOUR Pascal Lancia Rally 037 3:45:44
2: OREILLE Alain – OREILLE Sylvie Opel Ascona 400 3:46:53
3: GONON Florian – HORGNYES Michel Ford Escort RS MK1 3:47:45

NEBBIU

1: NAVARRA François – BARRA Marc Peugeot 208 T16 0:24:22
2: PUPPO Anthony – VILANOVA Anthony Skoda Fabia S2000 à 0:06,7
3: NANUCCI Pierre-Marc – RISTORI Valérien Peugeot 205 à 1:03,6

BALAGNE

1: TROJANI Pascal – ALERINI Paul Citroën C4 WRC 1:10:44,9
2: SUCCI Jean-François – VITRANI Olivier Peugeot 307 WRC à 1:27,9
3: PUPPO Anthony – GANDIBLEUX Patrice Skoda Fabia S2000 à 1:30,1

 

CAP CORSE HISTORIQUE: DANS LE SILLAGE DU TOUR

Depuis trois ans seulement, on a vu fleurir en Corse des manifestations ayant pour objet de faire rouler des voitures d'un certain âge sur une portion de route fermée à la circulation. Basé surtout sur la convivialité, ce genre d'épreuves n'appartient pas au sport automobile puisqu'il n'y a aucun chronométrage. Il faut remonter en 2011 pour retrouver les traces d'un vrai rallye historique à l'instar du Tour de Corse: la Giraglia Historique dont c'était la dernière édition. Certes, certains rallyes permettent à quelques véhicules historiques de compétition de rouler en ouverture, mais ils sont toujours peu nombreux. Il y avait donc un vide à combler et ce sera chose faite en 2016 avec l'arrivée d'une nouvelle épreuve baptisée « Cap Corse Historic Rally ». Organisée par la structure du Tour de Corse Historique encadrée par Yves Loubet et José Andreani, elle se déroulera en deux étapes du 26 au 28 février 2016. La première s'articule sur deux tronçons chronométrés à parcourir trois fois représentant un total de 121 km: Poggio-Barcaggio-Ersa (12,08 km) et Centuri-Pino-Col Sainte Lucie (28,27 km). La seconde étape propose la même articulation mais avec deux passages dans chaque tronçon: Macinaggio-Ersa (9,84 km) et Pino-Barretali-Cagnano (35,50 km) pour un total de 91,2 km chronométrés. Cette nouvelle épreuve sera le coup d'envoi de la saison insulaire 2016. Répondant à la demande de nombreux pilotes, nul doute qu'elle saura réunir la sportivité et la convivialité qui contribueront à son succès dans le sillage du Tour.
PhF


BALAGNE: PASCAL TROJANI ROI DE BALAGNE

Comptant pour la Coupe de France des Rallyes et pour le Championnat Corse des Rallyes Pilotes et Copilotes, le 18ème rallye de Balagne regroupe au départ de l'Ile Rousse une centaine de concurrents. Avec en ligne de mire une 10ème victoire, Trojani (C4 WRC) frappe très fort d'entrée en réalisant le meilleur temps dans le prologue de nuit (8,08 km). Lancés à ses trousses, Puppo (Fabia S2000) pointe à 11,3s et Balesi (Fiesta R5) à 18,9s. Succi (307 WRC) accuse déjà un retard de 19s et Zuccarelli (Fiesta R5) 20,3s. Mais les véritables hostilités vont débuter le samedi matin avec la spéciale du bord de mer, la plus longue du rallye avec ses 21,7 km remplis de nombreux pièges à cause des caprices de la météo. Au point stop, Trojani est crédité du meilleur temps, collant plus d'une seconde au kilomètre à Succi et Puppo. L'ES3 va se dérouler sous une forte pluie qui va encore avantager les quatre roues motrices. On assiste alors à un retour de Succi et de Balesi, mais Trojani domine toujours la situation. Dans le second passage de Montemaggiore, Succi part à la faute et concède plus de 20 secondes à Puppo qui reprend la deuxième place au classement général. La hiérarchie après l'ES4 donne un podium provisoire formé par Trojani, Puppo et Succi. En groupe N, c'est aussi une quatre roues motrices, la Mitsubishi Evo9 de Ceccaldi, qui rallie l'Ile Rousse en tête devant les Clio de Chassaing et Leca.
Le lendemain, Trojani quitte le podium place Paoli avec une avance confortable lui laissant entrevoir une nouvelle victoire. Au départ de l'ES6, les spectateurs sont ravis de voir le retour du ciel bleu, mais les pièges du tracé sont encore nombreux. En signant le deuxième temps à 4,6s de Trojani, Succi revient doucement sur Puppo. Il va confirmer dans l'ES7 en réalisant le scratch devant Trojani et son rival dont il se rapproche encore un peu plus. Le classement de l'ES8 démontre la grosse attaque de Succi qui vise maintenant la deuxième marche du podium. Il reprend 3,4s à Puppo qui fait voltiger sa Fabia sous les applaudissements des spectateurs. Tout va donc se jouer dans la dernière épreuve longue de 15,42 km. Succi enfonce le clou et s'empare in extrémis de la deuxième marche du podium avec moins de 3 secondes d'avance sur Puppo. Mais le grand vainqueur s'appelle Pascal Trojani. En décrochant une 10ème victoire en Balagne, il devient le roi de cette région. Associé à Paul Alerini qui s'installait pour la 1ère fois dans le baquet de droite, le pilote bastiais est très satisfait de sa prestation: « nous avons bien roulé, sans aucun souci. Le rallye de Balagne reste mon rallye préféré avec un tracé qui me plaît comme la spéciale de nuit et cette année, la montée de Palasca qui emprunte une belle route. Et puis Paul a été un très très bon navigateur, certainement aidé par un meilleur ressenti de l'auto grâce à son expérience de pilote ».
Quant au rallye historique, c'est la Porsche 911 pilotée par Louis Antonini qui l'emporte devant celle de Triniane.
PhF

PODIUM:
1: TROJANI Pascal – ALERINI Paul Citroën C4 WRC 1:10:44,9
2: SUCCI Jean-François – VITRANI Olivier Peugeot 307 WRC à 1:27,9
3: PUPPO Anthony – GANDIBLEUX Patrice Skoda Fabia S2000 à 1:30,1

VAINQUEURS DE GROUPES
A8W: TROJANI Pascal – ALERINI Paul Citroën C4 WRC 1:10:44,9
R5: ZUCCARELLI Charles – SAVIGNONI Dominique Ford Fiesta 1:13:38,2
GT10: CAPPUCIO Frédéric – DINI Gilbert Porsche 997 GT3 1:15:31,0
N4: CECCALDI Jean-Jacques – RAFFAELLI Yoann Mitsubishi EVO9 1:18:22,4
F2013: FRANCHI Joseph – MATEOS Anna Citroën C2 1:19:37,0

VAINQUEURS DE CLASSES
A7S: PUPPO Anthony – GANDIBLEUX Patrice Skoda Fabia S2000 1:12:15,0
R3C: FERRARI Cédric – PARODI Didier Renault Clio 1:16:23,8
A6K: CASABIANCA Antoine – CASALTA Jean-Luc Renault Clio S1600 1:17:52,8
FN3: CHASSAING Philippe – PERRIER Eric Renault Clio Ragnotti 1:18:31,4
FA6: RADTKE Paul-André – STROMBONI Olivier Citroën Saxo 1:19:23,6
R4: GRISONI Gaudens – PIRET Vincent Christian Subaru Impreza 1:20,42,1
FA8: GIOVANNANGELI Jean-Baptiste & Amandine Bmw M3 1:23:30,3
FN1: CESARI Laurent – GATTEBOIS Laurent Peugeot 106 XSI 1:23:53,6
F2014: CASAROMANI Dominique – SIMONPIERRI Mélanie Peugeot 206 RC 1:23:59,3
FN2: DEFENDINI Romain – ORSATELLI Frédéric Peugeot 106 S16 1:24:17,4
R2: LEFEBVRE Alexandre – SANTINI Cédric Citroën C2 1:26:33,7
FN2S: JOUHAUD Nicolas – HEURA Marion Honda Civic 1:28:20,7
F2012: MASSIANI Antoine – PIERRE Nicolas Peugeot 106 XSI 1:30:50,4
R1: PAUTOU Loïc – GUERINEAU Andy Renault Twingo RS 1:42:32,6
GT9: RAYNAUD Vincent – LAPINA Michela Lotus Elise 1:46:01,8


NEBBIU: NOUVELLE VICTOIRE DE NAVARRA

Disposant d'une 208 T16 R5, François Navarra est incontestablement le grand favori de cette 12ème édition du rallye du Nebbiu. Vainqueur l'an dernier au volant d'une 207 S2000, il est le premier à se présenter au départ de l'ES1 qui emprunte à nouveau la montée du Lancône. Dans son sillage, une seconde R5, la Fiesta de Paul Alerini et une Fabia S2000 pilotée par Anthony Puppo sont bien décidées à lui barrer la route. Au point stop on inscrit les temps: c'est Puppo qui crée la surprise en signant le scratch devant Navarra à 0,4s et Alerini à 4,1s. Avantagé par le turbo et plus à l'aise, Navarra remporte l'ES2 et prend la tête du rallye. A l'attaque dans chaque virage, Puppo parvient à contenir Alerini qui malheureusement doit lâcher prise victime d'une sortie de route dans l'ES4. Dominant le groupe F2000, Pierre-Marc Nanucci (205) monte alors sur la 3ème marche d'un podium virtuel mais qui finalement sera celui de l'arrivée. Déjà vainqueur du groupe N l'an dernier, Bianco (Clio) se dirige tout doucement vers une nouvelle victoire. En groupe GT, Raynaud (Lotus Elise) bien esseulé, caracole en tête sans avoir été inquiété par Bonel (Opel Speedster). Au point stop de l'ES5, Navarra enfonce le clou et colle 3,6s à Puppo. Avant le départ de l'ES6, les jeux sont pratiquement faits. Mais il faut attendre le franchissement de la ligne d'arrivée au col de Teghime pour connaître le nom du vainqueur. Le verdict ne tarde pas à tomber dès le passage devant la cellule de la Fabia: Navarra vient de remporter pour la 2ème fois consécutive le rallye du Nebbiu devant son fan club en ébullition. Dans les groupes, le suspense est moindre à l'arrivée, mais chaque leader est récompensé par une victoire bien méritée.
PhF


PODIUM:
1: NAVARRA François – BARRA Marc Peugeot 208 T16 24:22,9
2: PUPPO Anthony – VILANOVA Anthony Skoda Fabia S2000 à 0:06,7
3: NANUCCI Pierre-Marc – RISTORI Valérien Peugeot 205 à 1:03,6

VAINQUEURS DE GROUPES:
R5: NAVARRA François – BARRA Marc Peugeot 208 T16 24:22,9
A7S: PUPPO Anthony – VILANOVA Anthony Skoda Fabia S2000 24:29,6
F2014: NANUCCI Pierre-Marc – RISTORI Valérien Peugeot 205 25:26,5
FN3: BIANCO Dominique – BERNACCHI François Renault Clio 26:31,3
GT9: RAYNAUD Vincent – RAYNAUD Thomas Lotus Elise 28:57,6

VAINQUEURS DE CLASSES:
F2013: MURATI Jean-Marie – GUINTINI Pierre Citroën Saxo 25:56,7
R3: SALICETTI David – DAMERVAL Stéphane Renault Clio 26:07,5
R2: FRAYMOUTH François – TAMBINI Marion Citroën C2 26:09,8
FA8: PAMART Dominique – FERRARI Jean-Luc Ford Sierra 26:57,7
FN2: ROVERE Anthony – SISCO Sauveur Citroën Saxo 27:29,2
FA6K: ANFRIANI Jean-Dominique – BURESI Laura Peugeot 206 XS 27:35,8
R1: DI FANTE Romain – LAZZARINI Jean-Paul Citroën DS3 28:30,9
FN1: CESARI Laurent – GATTEBOIS Thomas Peugeot 106XSI 28:54,9
GT10: BONEL Anthony – GUGLIELMI Marc-Marie Opel Speedster 29:18,4
FA5: CARREDU Damien – CAMBRIA Michaël Peugeot 106 30:57,7


CORTE: VICTOIRE LOGIQUE DE LEANDRI

Comme chaque année, le rallye de Corte marquait la reprise des épreuves insulaires après la pause estivale. Avec une soixantaine de partants, la 28ème édition proposait néanmoins un plateau de qualité. Disposant chacun d'une 208 R5, le Suisse Jonathan Hirschi et Jean-Mathieu Leandri faisaient figure de favoris pour remporter ce dernier round avant le Tour de Corse. On en avait d'ailleurs la certitude au point stop de l'ES1 (21,78 km) puisque Leandri signait le meilleur temps devant Hirschi à 6,7s et Henri Venturini à 12,4s qui faisait son retour à la compétition au volant d'une Clio S1600. Les chronos réalisés dans l'ES2 allaient confirmer la hiérarchie en tête de la course, Leandri enfonçant le clou doucement mais sûrement. Dans leur sillage, on pouvait assister d'entrée à une belle bagarre entre les frères Nannucci, arbitrée par Christophe Casanova (207 S2000) et Olivier Luciani (Clio). Le 3ème tour, comme une simple formalité, validait les positions avant de rallier Corte et son parc fermé de fin d'étape. Avec 12,1s d'avance sur Hirschi, Leandri disposait ainsi d'une avance confortable lui entrouvrant la porte vers la victoire. Ne disposant pas d'une voiture du groupe R5 pour pouvoir se mêler à la joute des Peugeot, Venturini parvenait néanmoins à rester hors de portée de ses suivants et prenait le commandement du groupe A/FA devant Casanova et Jean-Pascal Acquaviva (206 S1600). Dans les groupes F2000 et N/FN, les leaders provisoires avaient pour nom Pierre-Marc Nannucci (205 GTI) et Steven Amghar (Clio). Le lendemain, les concurrents encore en course quittaient Corte sous un ciel prometteur d'une belle journée. Mais premier rebondissement dans L'ES4 (25 km) avec une crevaison qui allait faire plonger Venturini à la 33ème place du classement de la spéciale et à la 7ème du général. Leandri, toujours leader, collait encore 14,6s à son rival suisse. Puis, autre rebondissement avec la pluie qui faisait son apparition dans l'ES5, perturbant ainsi les classements. Préférant légitimement assurer, Leandri laissait Hirschi remporter les deux derniers tours pour inscrire finalement son nom au palmarès du rallye, dix ans après son père. Venturini, malgré sa remontée, ne pouvait faire mieux que 6ème et laissait la 3ème marche du podium à Pierre-Marc Nannucci, auteur lui aussi d'une belle course. Dans les groupes, Casonava héritait de la 1ère place (A/FA) devant Venturini. En N/FN, Steven Amghar, victime d'ennuis mécaniques sur sa Clio, offrait alors la victoire à Marchini (Clio RS). Quant au groupe F2000, il aura été littéralement dominé par les frères Nannucci, toujours spectaculaires, le plus rapide ce jour-là étant Pierre-Marc.
PhF

PODIUM:
1: LEANDRI Jean-Mathieu – GORGUILO Anthony Peugeot 208 1:32:31,5
2: HIRSCHI Jonathan – BELLOTO Victor Peugeot 208 à 0:14,7
3: NANNUCCI Pierre-Marc – OTTOBRINI Thomas Peugeot 205 GTI à 2:54,0

VAINQUEURS DE GROUPES:
R5: LEANDRI Jean-Mathieu – GORGUILO Anthony Peugeot 208 1:32:31,5
F2014: NANNUCCI Pierre-Marc – OTTOBRINI Thomas Peugeot 205 GTI 1:35:25,5
A7S: CASANOVA Christophe – DAMERVAL Stéphane Peugeot 207 S2000 1:36:07,6
FN3: MARCHINI Jean-Paul – POGGI Olivier Renault Clio RS 1:42:50,3

VAINQUEURS DE CLASSES:
FA6K: VENTURINI Henri – PATRONE Etienne Renault Clio S1600 1:37:09,7
R3: MAESTRACCI François – CASANOVA Sébastien Renault Clio 1:40:52,2
FA6: RADTKE Paul-André – BURNHAM Christian-Lewis Citroën Saxo VTS 1:41:47,1
FN3: MARCHINI Jean-Paul – POGGI Olivier Renault Clio RS 1:42:50,3
R2: AGOSTINI Lucien – AGOSTINI Guillaume Peugeot 208 VTI 1:44:27,8
FN2: CATELLAGGI Jean-François Peugeot 106 1:45:39,6
N4: TERRAL Jean-Paul – PONSOT Sébastien Mitsubishi EVO 10 1:45:40,1
FN1: CESARI Laurent – ASSAINTE Thomas Peugeot 106 XSI 1:47:38,1
FA8: TERRAL François – MASSIE Emeline Alfa Roméo 75 V6 1:54:19,0
F2012: PERETTI Martin – PERETTI Corine Peugeot 205 Rallye 1:55:03,6


GIRAGLIA: SUCCI S'IMPOSE ENFIN

Délaissant le cap et ses épreuves spéciales mythiques, cette 45ème édition de la ronde de la Giraglia n'a pas fait l'unanimité auprès des pilotes poussant même certains à renoncer à s'engager. Résultat, la liste des partants, affichée place Saint-Nicolas, était bien maigrichonne avec seulement 45 équipages au départ. Ce constat d'abandon était amplifié par l'absence de deux grands spécialistes du cap et vainqueurs de l'épreuve: Pascal Trojani et Jean-Marc Manzagol. Malgré tout, la magie du son et lumière était au rendez-vous le vendredi soir avec le prologue qui n'a pas manqué de ravir les nombreux spectateurs amassés aux endroits les plus spectaculaires du haut Bastia. Mais les choses sérieuses allaient commencé le samedi matin avec l'ES2 (Borgo-Vignale). Victime d'une crevaison dans la descente de Vignale, Jean-François Succi (307 WRC), doit s'incliner et laisser le commandement à Paul Alerini (Fiesta R5). Charles Zuccarelli (207 S2000) pointe à 6,5'' et Frédéric Lefebvre (Lancer EVO8) à 20,5''. Handicapé par un retard de 51,1'', Succi a donc du pain sur la planche. Au point stop de l'ES3 (Penta di Casinca-Venzolasca), il est crédité du meilleur temps et revient dans le sillage des deux hommes de tête. Il récidive dans le second passage de Vignale et améliore de 7,7'' le temps d'Alerini établi dans le premier tour. Après l'ES5, le classement de la 1ère étape confirme la remontée fantastique de Succi qui s'intercale entre Zuccarelli et Alerini qui conserve la tête du rallye avec 25'' d'avance sur son rival. Lefebvre, associé à Sabrina De Castelli, caracole en tête du groupe N devant Eric Filippi (Mégane RS) qui malheureusement devra abandonner sur ennuis mécaniques.
Après une nuit de repos, les équipages quittent Bastia en direction de Venzolasca. Remonté comme un ressort, Succi colle pratiquement 10'' à Alerini qui reste encore aux commandes avec un capital de 14,8''. La 307 WRC fait valoir ainsi sa supériorité faisant trembler de plus en plus la concurrence. Au point stop de l'ES7 le verdict tombe comme un couperet: meilleur temps pour Succi qui laisse son rival à 20'' reprenant ainsi la tête du rallye avec 5,2'' d'avance. Jean-Marie Murati (Saxo VTS) domine le groupe F2000 et Vincent Raynaud (Lotus Elise) le groupe GT. Il ne reste plus que deux épreuves spéciales à parcourir. Dans l'ES8, Alerini sort la grosse attaque et ne concède que 0,9'' à Succi qui réalise encore le meilleur temps. Il faur attendre l'ES9, la dernière épreuve spéciale, pour voir Alerini faire le scratch, pour seulement deux petits dixièmes! Auteur d'une belle course émaillée par une remontée passionnante, Succi remporte donc la 45ème ronde de la Giraglia dont il était le grand favori. Les passionnés auront sans doute regretté qu'un duel à armes égales avec Trojani n'ait pas eu lieu. Ce qui est certain, c'est que cette épreuve, qui était inscrite au Championnat de France de 2ème division, puisse retrouver son berceau, le cap, dans l'intérêt de tous.
PhF


PODIUM
1: SUCCI Jean-François – VITRANI Olivier Peugeot 307 WRC 1:23:09,4
2: ALERINI Paul – NANNI Xavier Ford Fiesta R5 à 0:05,9
2: ZUCCARELLI Charles – BONIFET Pierre-Antoine Peugeot 207 S2000 à 3:09,0

VAINQUEURS DE GROUPES
A8W: SUCCI Jean-François – VITRANI Olivier Peugeot 307 WRC 1:23:09,4
R5: ALERINI Paul – NANNI Xavier Ford Fiesta R5 à 0:05,9
FN4: LEFEBVRE Frédéric – DE CASTELLI Sabrina Mitsubishi Lancer EVO8 à 3:40,2
F2013: MURATI Jean-Marie – SANTONI Laurent Citroën Saxo à 4:20,8
GT9: RAYNAUD Vincent – LAPINA Michela Lotus Elise à 10:40,9

VAINQUEURS DE CLASSES
R3: MAESTRACCI François – CASANOVA Sébastien Renault Clio à 6:06,0
FA7K: MOTTARD Guy – MOTTARD Jordan Peugeot 306 Maxi à 6:30,9
R2: AGOSTINI Lucien – AGOSTINI Guillaume Peugeot 208 VTI à 8:39,9
F2014: CHABOT Julien-Remy – FREYSSAC Valérie Renault Clio 16S à 8:56,8
FA6: RADTKE Paul-André – STROMBONI Olivier Citroën Saxo VTS à 9:38,1
FN3: CARDI Cédric – FORNS Gérald Honda Civic R à 10:18,3
FA6K: ANFRIANI Paul-Etienne – CADDEO Allan Peugeot 206 XS à 13:24,1
FA8: ALLEGRE Francis – MURATI Laura BMW 325 I à 14:01,8
FN1: NICOLI Gérard – GALTIERI Marie-Flore Citroën AX Sport à 16:18,8


PRUNELLI: NOUVELLE VICTOIRE DE SANTONI

Retrouvant la vallée du Prunelli comme somptueux décor, la 5ème édition du rallye régional du Prunelli s'est déroulée sous un soleil printannier irisant le lac de Tolla dans son écrin moiré de verdure. Paul-Antoine Santoni, associé à Audrey Orphelin (DS3), est le premier à rompre la quiétude des lieux sur la ligne de départ de l'ES1 (8,3 km). Vainqueur l'an dernier au volant d'une 207 S2000, il est bien décidé à renouveler sa performance. Dans son sillage, Antoine Casabianca (DS3) s'élance à son tour suivi par Pierre-Antoine Guglielmi qui a troqué sa Clio contre une 207 S2000. Le pilote ajaccien qui découvre découvre sa nouvelle monture, ne dispose que d'une trentaine de kilomètres d'essai. Mais à quelques encablures du départ, on assiste au premier coup de théâtre avec l'abandon de Casabianca sur ennui mécanique. Au point stop les premiers temps tombent: Santoni réalise son premier scratch, Guglielmi est à 3,6'' devant Tony Aguzzi (207 S2000) à 5,9''. Plus courte, l'ES2 (3,5 km) est aussi remportée par Santoni, ne concèdant que 0,3'' à Guglielmi qui arbore une certaine aisance au volant de la 207. Le groupe N est dominé par Jean-Philippe Muselli (Clio Ragnotti) qui pointe à la cinquième place du classement général. Le deuxième tour ne va en rien modifier le classement du trio de tête. Santoni enfonce le clou mais Guglielmi n'accuse que 5,9'' de retard au départ de l'ES5. Pour remporter l'épreuve, le leader sait qu'il n'a pas droit à l'erreur et que la moindre faute peut lui être fatale. Au point stop, la hiérarchie de tête n'a pas changé. Dans les groupes, Muselli domine toujours le N, Papini (BMW Compact) le F2000 et Raynaud (Lotus Elise) le GT. Le dernier tour sera une simple formalité avec toutefois la victoire de Guglielmi dans l'ES6. Avec un peu plus de 6'' d'avance, Santoni pouvait se permettre d'assurer dans cette dernière spéciale. A l'arrivée à Bastelica, il est le grand vainqueur de ce 5ème rallye du Prunelli devant Guglielmi et Aguzzi, tous deux auteurs d'une belle course. En VHC, le podium est composé de Franz Leandri (Porsche 911), Daniel Rognoni (Porsche 911 SC) et Denis D'Amore (Opel Manta GTE).
PhF


PODIUM
1: SANTONI Paul-Antoine – ORPHELIN Audrey Citroën DS3 0:21:38,6
2: GUGLIELMI Pierre-Antoine – PORCU Jean-François Peugeot 207 S2000 à 0:06,0
2: AGUZZI Tony – BORCHIA Jean-Pierre Peugeot 207 S2000 à 0:30,0

VAINQUEURS DE GROUPES
R5: SANTONI Paul-Antoine – ORPHELIN Audrey Citroën DS3 21:38,6
A7S: GUGLIELMI Pierre-Antoine – PORCU Jean-François Peugeot 207 S2000 21:44,6
FN3: MUSELLI Jean-Philippe – BACCHIOLELLI Jean-Baptiste Renault Clio Ragnotti 22:59,6
F2014: PAPINI Dédé – FOLACCI Dominique BMW Compact 23:13,0
GT9: RAYNAUD Vincent – PASSONI Mathieu-Louis Lotus Elise 25:21,8

VAINQUEURS DE CLASSES
FA6K: VANUCCI Louis – COLLINET Julien Citroën Saxo 22:38,1
R3: POMPONI Ludovic – ALBERTINI Jean-Christophe Renault Clio 22:59,6
R2: GAMBARELLI Anghjulu – DE BARTOLO Fabrice Peugeot 208 VTI 23:29,4
F2013: FRANCHI Joseph – MATEOS Anna Citroën C2 23:34,5
FA6: PERETTI Myriam – MASSIMI Angélica Peugeot 106 23:51,9
FA8: DIANI Jean-Noël – GERONIMI Pierre-Toussaint BMW 325 E30 24:21,0
FN2: TUCCI Ange-Marie – PORCU Pascal-André Peugeot 106 24:25,3
FA7K: AGUZZI Daniel – MONTI Laetitia Renault Mégane KC 24:38,5
F2012: JAUMON Lionel – LUCIONI Alexandre Peugeot 106 25:00,9
FN1: FERRARI Cédric – PASQUALINI Franck Citroën AX 25:31,9
R1: MUSELLI Stéphane – GRISTI Julien Citroën DS3 25:55,7
F2011: POGGI Pierre – ANFRIANI Alexandra Fiat Punto 29:18,8


COSTA SERENA: BALESI BRILLANT VAINQUEUR

A l'instar de la joie et du plaisir qu'il procure, le sport automobile génère souvent son lot d'insatisfactions et de déceptions. Jean-François Marchi (Fiesta R5), le vainqueur de l'an dernier, en sait quelque chose puisqu'il va être contraint à l'abandon après l'ES1 sur ennui mécanique. Puis c'est au tour de Dominique De Meyer (206 WRC) de quitter la scène du rallye lui aussi, comme l'an dernier d'ailleurs, trahi par la mécanique après l'ES2. Heureusement, d'autres pilotes ont plus de chance, c'est le cas de Pierre-Antoine Guglielmi (Clio R3) qui a pris le départ du rallye sur les chapeaux de roue. Auteur des meilleurs temps dans l'ES1 et l'ES2, il crée la surprise du début de course. Au volant d'une autre Fiesta R5, Didier Sauli remporte l'ES3 devant celle de Pierre-François Balesi. Guglielmi pointe à la troisième place. Mais le mauvais sort va encore frapper et c'est au tour de Sauli d'abandonner à la suite d'une sortie de route sans gravité dans l'ES4. Au point stop, c'est Balesi qui est crédité du meilleur temps, ce qui lui permet de prendre le commandement du rallye devant Guglielmi à 0:02,1 et Joël Ottomani (Clio S1600) à 1:23,0. Le lendemain, avantagé par les quatre roues motrices de sa Fiesta, Balesi déjoue les pièges de la route rendue glissante par une météo capricieuse et réalise le scratch dans l'ES5 (18,8 km). Gugliemi qui vient de s'incliner pour pratiquement vingt secondes, réplique à son tour en signant le scratch dans l'ES6 (8,35 km). A deux spéciales de l'arrivée, Balesi qui dispose d'un peu plus de vingt secondes d'avance sur Guglielmi, enfonce le clou dans l'ES7 avec la victoire en filigrane. Assurant dans la dernière épreuve, il laisse Guglielmi conclure encore par un temps scratch. Ce dernier n'aura pas volé sa deuxième place au classement général. Ottomani, le régional de l'épreuve, monte finalement sur le podium. Le groupe F2000 revient à Renaud Santini (Clio RS), le groupe N à Serge Giovanni (Clio Ragnotti) et le groupe GT à Vincent Raynaud (Lotus Elise). Après l'abandon prématuré de Jean-Toussaint De Gentili (R5 Turbo), Louis Antonini remporte le 3ème rallye VHC devant Stéphane Castelli (Golf GTI) et Christian Paoli (R5 Alpine).
PhF


PODIUM:
1: BALESI Pierre-François – AGOSTINI Anthony Ford Fiesta 1:21:31,6
2: GUGLIELMI Pierre-Antoine – ROCHAS Claire Renault Clio à 0:30,4
3: OTTOMANI Joël – SUSINI Elina Renault Clio S1600 à 3:21,3

VAINQUEURS DE GROUPES
R5: BALESI Pierre-François – AGOSTINI Anthony Ford Fiesta 1:21:31,6
FA6K: OTTOMANI Joël – SUSINI Elina Renault Clio S1600 à 3:21,3
F2014: SANTINI Renaud – NANNI Xavier Renault Clio RS à 4:21,8
FN3: GIOVANNI Serge – TOMASINI David Renault Clio Ragnotti à 6:25,6
GT9: RAYNAUD Vincent – PONSOT François-Dominique Lotus Elise à 15:14,0

VAINQUEURS DE CLASSES
R3: GUGLIELMI Pierre-Antoine – ROCHAS Claire Renault Clio à 0:30,4
F2013: MURATI Jean-Marie– FRANCHI Julien Citroën Saxo à 4:52,9
R2: POMPONI Ludovic – POGGI Olivier Citroën C2 à 5:16,9
A8W: MICHELI José – MASSON Elodie Ford Focus à 5:31,7
F2012: JAUMON Lionel – LUCCIONI Alexandre Peugeot 106 Rallye à 8:18,7
FA8: PAMART Dominique – PAMART Véronique Ford Sierra à 10:53,4
FN1: NICOLI Gérard – GALTIERI Marie-Flore Citroën AX Sport à 14:31,5

PODIUM VHC
1: ANTONINI Louis – BIANCAMARIA-GRANGIE Bernard Porsche 911 SC 1:29:49,5
2: CASTELLI Stéphane – SIAUDEAU Frédéric Volkswagen Golf à 7:55,1
3: PAOLI Christian – PAOLI Mathieu Renault 5 Alpine à 10:57,1


PAESE AIACCINU: SANTONI AU DESSUS DU LOT

Malgré un petit vent frais, c'est sous un beau soleil que s'est déroulé le deuxième rallye de la saison qui retrouvait en toile de fond le pénitencier de Coti-Chiavari. On se souvient que l'an dernier, Paul-Antoine Santoni (DS3) grâce à son pilotage, était monté sur la deuxième marche du podium échouant à 2,2'' de Paul Alerini (207 S2000). Au départ de l'ES1, il y a donc de la revanche dans l'air même si le vainqueur de l'an dernier est absent. Au volant cette fois d'une redoutable Ford Fiesta R5 flanquée du numéro un, Santoni ouvre les hostilités en réalisant le meilleur temps devant Jean-François Succi (208 T16) et Tony Aguzzi (207 S2000) respectivement à 2,9'' et 5,2''. Le ton est donné par le pilote ajaccien qui va récidiver dans l'ES2. Au point stop et à l'issue du premier tour, il cumule 10,1'' d'avance sur Aguzzi et 16,6'' sur Pierre-Antoine Guglielmi (Clio R3). A la sixième place, la famille Gordon (Clio Ragnotti) pointe à 31,4'' et prend la tête du groupe F2000. Le groupe N est dominé par Jean-Philippe Muselli (Clio Ragnotti) avec un retard de 37,9''. Le deuxième tour permet à Santoni d'enfoncer le clou puisqu'il réalise encore les deux meilleurs temps montrant ainsi sa rapidité d'adaptation à la Fiesta. Dans son sillage, Succi et Jean-Mathieu Leandri (208 T16) se livre une belle bataille mais à l'issue de l'ES4, Agguzi conserve la deuxième place au classement général. Avec un retard de 27,3'', ce dernier sait qu'il lui sera est quasiment impossible de revenir sur le leader dans le troisième tour. Alors que Gordon assure dans son groupe, Jean-Joseph Galeani (Mitsubishi Lancer Evo9) prend à son tour les commandes du groupe N. Les deux spéciales du dernier tour ne vont en rien modifier les positions en tête de la course. Santoni remporte donc la troisième édition du Paese Aiaccinu après l'avoir survolée de bout en bout et montré ainsi ses capacités de pilotage en vue du prochain Tour de Corse. Agguzi monte sur la deuxième marche du podium après s'être livré à une belle bagarre avec Leandri qui n'est qu'à 3,3''. Victoire de Galeani en groupe N qui termine à la septième place au général juste devant Gordon qui a dominé le groupe F2000 jusqu'à l'arrivée. A noter la très belle performance de Guglielmi qui s'empare de la cinquième place, à deux petits dixièmes de la 208 T16 de Succi.
PhF


PODIUM:
1: SANTONI Paul-Antoine – ORPHELIN Audrey Ford Fiesta 25:17,6
2: AGUZZI Tony – BORCHIA Jean-Pierre Peugeot 207 S2000 à 00:36,5
3: LEANDRI JeanMathieu – GORGUILO Anthony Peugeot 208 T16 à 00:39,8

VAINQUEURS DE GROUPES
R5: SANTONI Paul-Antoine – ORPHELIN Audrey Ford Fiesta 25:17,6
A7S: AGUZZI Tony – BORCHIA Jean-Pierre Peugeot 207 S2000 25:54,1
N4: GALEANI Jean-Joseph – GORGUILO Thierry Mitsubishi Lancer Evo9 26:48,8
F2014: GORDON Jean-Pierre – GORDON Fabrice Renault Clio Ragnotti 27:01,3

VAINQUEURS DE CLASSES
R3: GUGLIELMI Pierre-Antoine – PORCU Jean-François Renault Clio 26:08,9
FN3: MUSELLI Jean-Philippe – FOLACCI Dominique Renault Clio Ragnotti 27:08,8
R4: PAPI Laurent – PERRIN Jean-Michel Mitsubishi Lancer Evo9 27:51,2
FA6K: VANNUCCI Louis – COLLINET Julien Citroën Saxo VTS 27:58,5
R2: MARTINAGGI Romain – SPADONI Remy-Noël Citroën C2 28:16,3
F2013: MURATI Jean-Marie– FRANCHI Julien Citroën Saxo 28:19,4
FN2: LEONARI Pierre-Marien – MACCIONI Antoine Peugeot 28:24,1
FA8: GIOVANNANGELI Jean-Baptiste – AGUILAR Stefan BMW M3 E30 28:35,6
F2012: JAUMON Lionel – LUCIONI Alexandre Peugeot 106 Rallye 29:17,2
FN1: FERRARI Cédric – PASQUALINI Franck Citroën AX GTI 29:44,0
FA6: SAULNIER Nicolas – PERETTI Myriam Peugeot 106 S16 30:19,4
R1: PAUTOU Loïc – BUSE Julien Renault Twingo 30:55,8
FA5: MARTINO Yann – TESSA Dorine Peugeot 205 Rallye 34:11,5

PODIUM VHC
1: MARTINI Jean-Philippe – FIESCHI Ambroise Opel Kadett GTE 28:03,8
2: D'AMORE Denis – D'AMORE Jean-Philippe Opel Kadett GTE 28:34,7
3: PERETTI Pierre-André – DRAN-PADOVANI Philippe Porsche 911 29:07,1


PORTIVECHJU: EL KADAOUI IMPERIAL SOUS LA PLUIE !

Organisé conjointement par l'A.S.A. Terre de Corse et la Squatra di e Pieve, le 1er rallye régional Portivechju Sud Corse donnait le coup d'envoi de la saison des rallyes 2015. Comme il fallait s'y attendre en ce début d'année, la météo encore hivernale n'a pas manqué à son devoir en proposant froid et pluie pendant toute la durée du rallye. Tony Aguzzi et Paul-Antoine Santoni ayant déclaré forfait, c'est Youness El Kadaoui (Fiesta) qui réalise le meilleur temps dans l'ES1 (6,6 km), collant un peu plus de 5'' à Jean-François Succi (208 T16). Dans leur sillage, les deux Clio de Michaël Meloni et Jean-Pierre Gordon sont déjà à plus de 12''. Deuxième du groupe N derrière Marc-Bernard Quessada (Clio Ragnotti), Jean-Joseph Galeani (Lancer Evo 9) accuse pratiquement 30'' de retard. Au point stop de l'ES2, la hiérarchie a évolué derrière les deux hommes de tête. Didier Sauli (207 S2000) doit malheureusement abandonner, trahi par la mécanique. Auteur du 4ème temps, Olivier Capanaccia, très spectaculaire au volant de sa Clio S1600, s'empare de la 3ème place du classement général. Galeani se rapproche de Quessada en groupe N et Gordon confirme en groupe F2000. Pour son premier rallye, Jean-Baptiste Botti (Clio) ne manque pas son entrée puisqu'après avoir été crédité du 7ème temps dans l'ES1, il réalise, excusez du peu, le 3ème meilleur temps. El Kadaoui va enfoncer le clou dans le 2ème tour laissant son rival dans l'incapacité d'aller le chercher. Tandis que Gordon caracole en tête de son groupe, Galeani reprend le commandement du groupe N. Auteur du 6ème temps dans l'ES4, il grimpe à la 7ème place du classement général. Gordon doit sortir le grand jeu dans le dernier tour pour contenir les assauts de Jonathan Paccini (208 VTI) qui n'est pas loin dans son rétroviseur. Assurant dans l'ES6, El Kadaoui laisse le scratch à Succi
qui sauve ainsi l'honneur. Capanaccia monte sur la 3ème marche du podium talonné par Gordon, vainqueur du groupe F 2000, Paccini, Botti et Galeani, vainqueur du groupe N. A l'instar de Botti, il faut souligner la très belle performance du jeune pilote Paul Giovannoni associé à Audrey Nesta (Clio) qui termine son premier rallye à la 17ème place.
En VHC, la victoire revient à Jean-Philippe Martini (Kadett GTE) après avoir remporté haut la main les 6 épreuves spéciales. A l'arrivée il possède plus d'une minute et demie d'avance sur Carli Nardi (205 GTI) et Antoine-Marie Pastinelli (104 ZS).
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PODIUM:
1: EL KADAOUI Youness – ZARU Mickaël Ford Fiesta 23:00,0
2: SUCCI Jean-François – FRANCESCHI Joseph Marie Peugeot 208 T16 à 00:16,4
3: CAPANACCIA Olivier – MELA Jean-Luc RenaultClio S1600 à 01:05,5

VAINQUEURS DE GROUPES
R5: EL KADAOUI Youness – ZARU Mickaël Ford Fiesta 23:00,0
FA6: CAPANACCIA Olivier – MELA Jean-Luc Renault Clio S1600 23:16,4
F2014: GORDON Jean-Pierre – SCIPILLITI Patrick Renault Clio Ragnotti 24:09,3
N4: GALEANI Jean-Joseph – GORGUILO Thierry Mitsubishi Lancer Evo9 24:38,0

VAINQUEURS DE CLASSES
R2: PACCINI Jonathan – EON Thomas Peugeot 208 VTI 24:12,1
R3: BOTTI Jean-Baptiste – SERRA Jean-Pascal Renault Clio 24:15,0
R4: GIUDICELLI Paul – GIUDICELLI Céline Mitsubishi Lancer Evo9 25:05,3
FN3: QUESSADA Marc-Bernard – CORSI Frédéric Renault Clio Ragnotti 25:23,1
FA6K: ACQUAVIVA Jean-Pascal – RAHMANI Chokri Peugeot 206 S1600 25:25,1
F2013: BALDRICHI Henry – MICHON BRUNETTI Laurent Citroën Saxo 26:11,7
FA7K: FILIPPI Eric – LEONARDI Pierre-Marien Citroën ZX 26:35,6
F2012: JAUMON Lionel – LUCIONI Alexandre Peugeot 106 Rallye 27:43,2
FN2: MATTEI Damien – QUILICHINI Jean-Philippe Peugeot 106 S16 27:51,9
FA8: GIOVANNANGELI Jean-Baptiste – MATEOS Anna BMW M3 E30 27:54,4
R1: MUSELLI Stéphane – TEMPIER Romain Citroën DS3 VTI 28:14,9
FN1: FERRARI Cédric – PASQUALINI Franck Citroën AX GTI 28:19,4
FA7: ANDREANI Jacques – MOCELLINI Eric Peugeot 309 16S 31:10,7

PODIUM VHC
1: Jean-Philippe Martini – Fabrice Gordon Opel Kadett GTE 26:36,4
2: Carli Nardi – Amédée Deiana Peugeot 205 GTI 28:12,9
3: Antoine-Marie Pastinelli – Mathieu Pezzini Peugeot 104 ZS 28:15,9


TROJANI ET RAFFAELLI CHAMPIONS DE CORSE DES RALLYES 2014

Organisé par le Comité Régional du Sport Automobile Corse, le Championnat des Rallyes Pilotes et Copilotes 2014 comportait sept épreuves: quatre rallyes nationaux (coefficient 3) et trois rallyes régionaux (coefficient 1). Après le rallye de Balagne, dernière épreuve prise en compte, Pascal Trojani totalise 147 points qui lui permettent de remporter le championnat pilotes devant Jean-François Succi (123) et Georges Baylac (120). Un beau résultat pour le pilote bastiais, émaillé par deux magnifiques victoires à la ronde de la Giraglia et en Balagne. Quant au championnat copilotes, c'est Yoann Raffaelli qui décroche le titre avec un total de 141 points qui sont le reflet de plusieurs victoires de groupe et de classe. Il devance ainsi Emilie Mela (120) et Pierre-Antoine Bonnifet (105). Félicitations à ces deux nouveaux champions qui succèdent respectivement à Pierre-Antoine Guglielmi et Jean-François Porcu et qui mettent à l'honneur l'ASA Restonica dont ils sont sociétaires.
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CALENDRIER DES RALLYES 2015

Le nouveau calendrier des rallyes 2015 est disponible au prix de 25 Euros. Il permet de visualiser chaque mois les épreuves du WRC, de l'ERC, du championnat de France ainsi que celles qui se déroulent en Corse.


BALAGNE: ECRASANTE VICTOIRE DE TROJANI

Sa position calendaire lui attribue depuis plusieurs années le statut de dernière épreuve du calendrier insulaire. Comptant pour la Coupe de France des Rallyes 2015 et pour le Championnat Corse des Rallyes Pilotes et Copilotes 2014, le 17ème rallye de Balagne comporte une nouveauté avec l'ajout d'un prologue de nuit le vendredi soir. Même si cela ne présente aucune appréhension supplémentaire pour Pascal Trojani (Citroën C4 WRC), chacun sait que le classement de cette spéciale de nuit vat être déterminant pour la suite du rallye. Grandissime favori, le pilote bastiais se lance donc le premier à l'assaut de Montemaggiore avec, on le sait aussi, en ligne de mire une 9ème victoire. A ses trousses, les 3 autres WRC menées par Charles Zuccarelli (Ford Fiesta), Jean-François Succi (Peugeot 307) et Jean-Jacques Padovani (Mini Countryman) ont biensûr du pain sur la planche pour figurer en haut du classement. Au point stop, le suspense ne dure pas puisque le meilleur temps est réalisé par Trojani en 4mn32,3s devant Succi à 5,7s et Zuccarelli à 11,4s. Forçant une nouvelle fois l'admiration du public, Guglielmi (Clio R3) s'empare de la 4ème place devançant Padovani de plusieurs 10ème. Le groupe N est dominé par Patrick Langiani (Clio Ragnotti) qui se positionne à une honorable 13ème place mais déjà avec un retard de 31,1s. Les spéciales à venir du lendemain étant bien plus longues, on pense déjà que, sauf incident majeur, Trojani ne pourra être rattrapé à la régulière. Totalisant 21,6 km chacune, les 2 ES du bord de mer font davantage appel au pilotage. En se classant respectivement 5ème et 4ème, Guglielmi le confirme. De son côté Trojani aussi enfonce le clou et ça fait mal à ses adversaires puisqu'à la fin de l'étape à L'Ile Rousse, il possède 1mn14,6s d'avance sur Padovani et 1mn21,4s sur Zuccarelli. Victime d'une (maudite) crevaison, Succi se retrouve hors-jeu, accusant un retard de 3mn59,2s. Au départ de la 3ème étape, il n'a d'autre choix que de se lancer à la poursuite de ses rivaux. Après le départ de l'ES4 à la bosse de Tesa, le saut de la 307 ne laisse aucun doute sur les motivations de son pilote. Au point stop, Succi est crédité du 2ème temps à 10,1s de Trojani qui reste intouchable. Mais surtout il comble en partie son retard en collant 16,7s à Zuccarelli et 21,5s à Padovani. Il en sera ainsi jusqu'à la ligne d'arrivée franchie dans l'échappement de Guglielmi qui termine au pied du podium regroupant les 3 WRC. Pari tenu pour Trojani qui décroche une magnifique 9ème victoire même si c'est à la façon du cavalier seul. Dans son sillage et au bout d'une lutte sans merci avec Zuccarelli, Padovani monte sur la 2ème marche d'un podium déjà figé après l'ES3. Dans les groupes R et GT, Guglielmi et Rognoni ont dominé de bout en bout, tandis qu'en groupe N, Eric Filippi (Mégane RS) devance Langiani et qu'en F2000, Sylvain Toutouyoutte (BMW 318 Compact) hérite d'une victoire favorisée par de nombreux abandons.
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PODIUM:
1: TROJANI Pascal – VESPERINI Jean-Noël Citroën C4 WRC 1:01:25,6
2: PADOVANI Jean-Jacques – CAMILLI Mickaël Mini Countryman WRC à 2:58,6
3: ZUCCARELLI Charles – BONIFET Pierre-Antoine Ford Fiesta WRC à 3:10,3

VAINQUEURS DE GROUPES
A8W: TROJANI Pascal – VESPERINI Jean-Noël Citroën C4 WRC 1:01:25,6
R3: GUGLIELMI Pierrre-Antoine – PORCU Jean-François Renault Clio R3 1:06:06,1
F2014: TOUTOUYOUTTE Sylvain – BEGER Nicolas BMW 318 Compact 1:10:46,7
N4: FILIPPI Eric – LEONARDI Pierre-Marien Renault Mégane RS 1:10:52,1
GT: ROGNONI Daniel – BAZILE Emmanuelle Porsche Cayman 1:11:38,0

VAINQUEURS DE CLASSES
FA6K: ACQUAVIVA Jean-Pascal – FARAUT Nicolas Peugeot 206 S1600 1:06:53,0
FA6: RADTKE Paul-André – STROMBONI Olivier Citroën Saxo 1:10:12,2
A7S: MOTTARD Guy – MOTTARD Jordan Peugeot 207 S2000 1:10:39,9
FN3: LANGIANI Patrick – DAMERVAL Stéphane Renault Clio Ragnotti 1:11:18,9
R5: LAFAY Pierre – BELLOTTO Victor Ford Fiesta R5 1:11:20,2
FN2: FREDENUCCI Antoine – FREDENUCCI Kévin Peugeot 106 S16 1:12:04,0
R4: GRISONI Gaudens – BERGEN Clément Mitsubishi Lancer Evo9 1:13:12,6
N4: USCIATI Dominique – BLANC Aurélien Mitsubishi Lancer Evo9 1:13:26,4
R2: ABRIL Sylvain – CAMPO Marine Renault Twingo Evo 1:14:06,9
F2012: JAUMON Lionnel – DARRAZ Karim Peugeot 106 Rallye 1:15:33,5
FA5K: BOUVIER Philippe – FIGARI Morgan Peugeot 106 Kit-Car 1:15:48,2
FN1: FERRARI Cédric – BERTOLOZZI Philippe Citroën AX GTI 1:16:29,5
R1: BARBERA Loïc – FLORIO Connie Citroën DS 3 1:17:54,7
A8: BIALE Roger – BIALE Enzo Peugeot 207 RC 1:18:11,1


TOUR DE CORSE: MISSION ACCOMPLIE POUR SARRAZIN

La dernière manche du Championnat d'Europe des Rallyes 2014 devait couronner son champion, mais 3 jours avant le départ, le sort allait en décider autrement. En effet le pilote allemand Sepp Wiegand, victime d'une sortie de route lors des essais, a vu sa Skoda Fabia S2000 brûler et ses espoirs de victoire partir en fumée. C'est donc l'autre pilote Skoda, le Finlandais Esapekka Lappi, qui décrochait avant le départ le titre ERC, rapportant une nouvelle couronne européenne à la marque tchèque. Faute de suspense en haut de l’affiche, on pouvait craindre alors un certain manque d'attrait, mais il n'en fut rien. Au contraire, cette épreuve a tenu en haleine les nombreux spectateurs massés aux endroits stratégiques. Deux semaines après sa victoire au critérium des Cévennes, Stéphane Sarrazin (Ford Fiesta RRC) a su déjouer les pièges des routes de l'île pour remporter cette 57ème édition du Tour de Corse face à Bryan Bouffier (Ford Fiesta RRC), le vainqueur de l’an dernier. Au terme d’un duel acharné, c’est près de 19’’ qui les séparent à l’arrivée. Pendant ce temps le mauvais sort allait encore frapper : Lappi sortait de la route dans l’ES6 et Maurin (Ford Fiesta R5) devait abandonner entre l’ES9 et l’ES10, victime de soucis mécaniques. Mais d’autres exploits étaient également réalisés par les pilotes insulaires. D’abord par Jean-Mathieu Leandri, 1er pilote corse au volant d’une Ford Fiesta R5, qui termine à la 7ème place du classement général devant Romain Dumas sur sa monstrueuse Porsche 997 GT3. Et puis surtout, Pierre-Antoine Guglielmi qui place sa petite Clio R3 dans le top 10 (9ème) et qui remporte au passage le classement des 2 roues motrices. Quant au rallye national Mare e Machja, organisé en doublure uniquement le samedi, il a été le théâtre d'une véritable hécatombe parmi les 22 équipages engagés, notamment les 2 leaders Jean-Pierre Gordon (Renault Clio) et Laurent Papi (Renault Clio R3). Leurs ennuis mécaniques feront le bonheur de John Broquet (Peugeot 106 S16) qui rallie l'arrivée en vainqueur. Le podium est complété par Philippe Giovanni et par l'équipage féminin formé de Myriam Peretti et Elodie Masson qui ne manque pas ni de charme ni de talent.
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PODIUM ERC:

1: SARRAZIN Stéphane – RENUCCI Jacques-Julien Ford Fiesta RRC 2:36:48.4
2: BOUFFIER Bryan – PANSERI Xavier Ford Fiesta RRC 2:37:07.3
3: ABBRING Kevin – MARSCHALL Sebastian Peugeot 208 T16 38:26.6

PODIUM NATIONAL:

1: BROQUET John – DEIANA José Peugeot 106 S16 1:24:17,6
2: GIOVANNI Philippe – STOYANOVITCH Charly Mitsubishi Evo9 à 1:49,1
3: PERETTI Myriam – MASSON Elodie Peugeot 106 S16 à 1:53,4


NEBBIU: LE GRAND CHELEM POUR NAVARRA

Bien que débarrassée de la grande foule estivale, Saint-Florent était encore éclairée par un soleil d'été irisant avec douceur le parc fermé dans la fraîcheur d'un matin d'automne. La 1ère voiture à s'élancer dans l'ES1 n'est autre que la Peugeot 207 S2000 n°1 de l'équipage Tony Aguzzi et Jean-Pierre Borchia, les vainqueurs de l'an dernier. Au point stop, le meilleur temps tombe: d'entrée François Navarra (Peugeot 207 S2000) n'a pas fait semblant puisqu'il réalise un chrono de 5m26,0s, collant 5,9s à Aguzzi. Et quand on sait qu'il a été gêné par la Ford Fiesta S2000 de José Micheli, on se demande alors de combien aurait été l'écart sans cet incident de course? Il récidive dans l'ES2, toujours devant Aguzzi qui aperçoit Julien Difeo lui aussi au volant d'une Peugeot 207 S2000. La marque sochalienne compose alors le trio de tête qu'elle conservera jusqu'à l'arrivée. Ayant remporté les 6 ES, c'est donc sans surprise que Navarra inscrit son nom au palmarès de l'épreuve. A l'identique, les différents groupes sont menés de bout en bout par les mêmes pilotes: François Fraymouth (Renault Clio) en R3, Jean-Jacques Padovani (Porsche GT3) en GT10, Henry Baldrichi (Citrën Saxo) en F2013 et Dominique Bianco (Renault Clio) en FN3. A noter la belle performance d'Anthony Mariani (Citroën C2) qui termine à la porte du top 10.
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PODIUM:
1: NAVARRA François – BARRA Marc Peugeot 207 S2000 28:44,7
2: AGUZZI Tony – BORCHIA Jean-Pierre Peugeot 207 S2000 à 0:49,4
3: DIFEO Julien – PARODI Didier Peugeot 207 S2000 à 0:40,4

VAINQUEURS DE GROUPES:
A7S: NAVARA François – BARRA Marc Peugeot 207 S2000 28:44,7
R3: FRAYMOUTH François – TAMBINI Marion Renault Clio 30:13,0
GT10: PADOVANI Jean-Jacques – CAMILLI Mickaël Porsche GT3 30:27,9
F2013: BALDRICHI Henry – CORSI Frédéric Citroën Saxo 30:44,0
FN3: BIANCO Dominique – BERNACCHI François Renault Clio 31:07,5

VAINQUEURS DE CLASSES:
R2: MARIANI Anthony – CANIFFI Jonathan Citroën C2 31:13,4
F2014: SANTINI Renaud – FRANCISCI Antoine Renault Clio 31:22,2
FA6K: GREGORY Ugo – HOURTOLOU Coralie Renault Clio S1600 31:38,9
R2B: BLANC Aurélien – TOGNARELLI Elodie Citroën C2 32:13,8
FA6: Radke Paul-André – STROMBONI Olivier Citroën Saxo 32:16,4
FA7K: AGUZZI Daniel – MONTI Laëtitia Renault Megane 32:27,5
R3T: TYRAN Mathieu – DINI Gilbert Peugeot 207 32:39,6
FA8: PAMART Dominique – FERRARI Jean-Luc Ford Sierra 32:53.8
FN4: GRISONI Gaudens – BERGEN Clément Mitsubishi EVO9 32:56,2
FN2: MARIINI Michaël – POGGI André Peugeot 106 33:15,8
F2012: JAUMON Lionel – LUCCIONI Antoine Peugeot 106 34:09,7
FN1: FERRARI Cédric – BERTOLOZZI Philippe Citroën AX 34:17,2
R1: PAUTOU Loic – PAUTOU Corinne Renault Twingo 36:31,9
F2011: MARIONI Noël – FERRACCI Jena-Louis Peugeot 106 S16 40:45,9


TOUR DE CORSE HISTORIQUE: VAISON, DUFOUR et LA 037: LE TIERCE GAGNANT

Epaulée par un temps estival, la 14ème édition du Tour de Corse Historique a connu un véritable succès auprès du public. Des voitures mythiques lâchées dans des décors aussi somptueux et c'est la magie qui opère. Le bruit et les odeurs y ajoutent leur contribution au spectacle, comme au bon vieux temps. Mais la performance ne se démode pas, témoin les Ford Escort et plus particulièrement celle de Jean-François Berenguer alors en tête du rallye avant de commettre une erreur dans l'ES 17 qui lui sera fatale. Témoin aussi l'Opel Ascona 400 du couple Oreille qui s'empare de la 2ème place. En pleine forme, ils ont même signé le meilleur temps dans Notre Dame de la Serra et dans La Porta. Et que dire de la Lancia 037 de Christophe Vaison qui remporte l'épreuve avec panache. Aujourd'hui encore, la belle Italienne reste donc une arme redoutable qui force toujours l'admiration des spectateurs. Sur la 3ème marche du podium on retrouve avec plaisir Guy Fiori (Ford Escort), le 1er pilote corse, qui n'a pas manqué son retour à la compétition.
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PODIUM VHC:
1: VAISON Christophe – DUFOUR Pascal Lancia 037 Groupe B 4:06:45,2
2: OREILLE Alain – OREILLE Sylvie Opel Ascona 400 Groupe B 4:08:33,0
3: FIORI Guy – FERRERO Jean-Jacques Ford Escort 4:13:58,4

PODIUM CLASSIC:
1: LOPES Alain – LOPES Pascal Porsche 911 4:29:59,2
2: MORIN Bruno – MICHEL Bruno Porsche 911 RSR 2,8 4:31:29,1
3: DEBLAUWE Patrick – HOUBBEN Christophe Porsche 911 SC 4:34:55,4

PODIUM VHRS:
1: BAILLET Christophe – BAILLET Anne Porsche 911 168 pts
2: TORREJON Eric – TORREJON Joa Porsche 914/6 213 pts
3: ROSSI Eugenio – TARENZI Marco Lancia Flavia 260 pts

PERIODES VHC:
J1: VAISON Christophe – DUFOUR Pascal Lancia 037 Groupe B
I: FIORI Guy – FERRERO Jean-Jacques Ford Escort
H2:ZUCCHARELLI Charles – SAVIGNONI Dume Porsche 911 Groupe 4
H1: KELDERS Christian – KERKHOVE Christophe Porsche 911 RS
G2: BARTHE Christophe – BARTHE Didier Porsche 914/6
G1: GUYOT Philippe – GUYOT Carole Alfa-Romeo Giulia Super
F: VERRIER Jean – JENNY Donald Jaguar MK2 3.8
E: FAVRE François – LUCANO Vincent Lotus Elise


CORTE: ALERINI VAINQUEUR

La 27ème édition du rallye de Corte n'a pas été avare en rebondissements, loin de là. L'histoire retiendra une multitude d'abandons qui a bousculé sans cesse la hiérarchie du classement. Jean-Jacques Padovani, Pierre-Antoine Guglielmi, Jean-François Succi, Georges-Alexandre Moracchini, Daniel Rognoni et bien d'autres encore (36 au total) vont ainsi quitter le rallye, hélas prématurément. Regrettable aussi celui de Jean-Pierre Gordon (Clio) après l'ES2 sur ennui mécanique. Auteur des 2 premiers temps scratch, il possède à ce moment-là un peu plus de 14'' d'avance sur Paul Alerini (Clio) qui prend alors le commandement du rallye. Dans son sillage, Olivier Luciani (Clio) et Dumé Nanucci (Clio), le vainqueur de l'an dernier, se livrent une bagarre sans merci. A la fin de la 1ère étape, Nanucci n'est qu'à un peu plus de 2'' de Luciani qui a compris qu'il ne pourra pas aller «chercher» Alerini. Georges Baylac (Clio) vire en tête du groupe R, tout comme Frédéric Lefebvre (Mitsu Evo8), et ça n'est pas une surprise, en groupe N.
Le lendemain on assiste à un cavalier seul de Paul Alerini qui remporte sans faiblir les 3 spéciales. Luciani qui sait que le danger est derrière lui, est à l'attaque avec en ligne de mire, la 2ème place. Après l'abandon de Nanucci après l'ES4, ils sont encore plusieurs à briguer la 3ème marche du podium. A ce petit jeu, c'est Baylac qui s'en sort le mieux après avoir résisté aux assauts de Laurent Papi (Clio RS) et de Lefebvre une nouvelle fois vainqueur du groupe N. A noter la belle performance du seul équipage féminin formé par Myriam Peretti et Elodie Masson (106) qui termine à la 19ème place du général et qui remporte la classe FA6.
PhF


PODIUM:
1: ALERINI Paul – RAFFAELLI Yoann Renault Clio 1:33:04,4
2: LUCIANI Olivier – SIMONPIERI Antoine Renault Clio à 0:49,4
3: BAYLAC Georges – MELA Emilie Renault Clio à 2:09,9

VAINQUEURS DE GROUPES:
A6K: ALERINI Paul – RAFFAELLI Yoann Renault Clio 1:33:04,4
F2014: LUCIANI Olivier – SIMONPIERI Antoine Renault Clio 1:33:53,8
R3C: BAYLAC Georges – MELA Emilie Renault Clio 1:35:14,3
N4: LEFEBVRE Frédéric – DE CASTELLI Sabrina Mitsubishi EVO 8 1:35:23,2

VAINQUEURS DE CLASSES:
F2013: BROCQUET John – STEFANAGGI Antoine Peugeot 106 S16 1:37:58,1
FA8: BIGA Jean-Claude – COLOMBARO Enzo BMW M3 1:37:10,1
R2: MARIANI Anthony – CANIFFI Jonathan Citroën C2 1:38:09,8
R3T: MORETTI Jean – BOY Patrick Citroën DS3 1:39:14,6
A8W: MICHELI José – BOURGEOIS SIMONPIERI Serena Citroën C4 1:39:18,6
FA6: PERETTI Myriam – MASSON Elodie Peugeot 106 1:40:34,3
FN3: FINIDORI Noël – ROMANI Géraldine Renault Clio 1:42:27,2
FN1: MASSIMI François – ROCHAS Anne-Line Peugeot106Rallye 1:49:38,0
FA5: PONSOT Sébastien – GARCIA Jean-Christophe Peugeot 106 1:58:29,2
F2012: BOUDINET Jacques – DOPPLER David Peugeot 106 Rallye 2:00:26,3


PRUNELLI: SANTONI A ETE LE PLUS FORT

On entend souvent dire que les rallyes régionaux sont des courses de côte à plat, pourquoi pas! Ce qui est sûr, c'est que sur des épreuves spéciales de moins de 10 km, les écarts sont généralement très faibles entre les voitures d'une même classe. Pourtant dans l'ES1 (8,3 km), Paul-Antoine Santoni va d'entrée nous prouver le contaire en collant 7,4'' à Tony Aguzzi, le vainqueur de l'an dernier, tous deux sur Peugeot 207 S2000. On attend alors les chronos de l'ES2 (3,5 km) qui ne tardent pas à tomber: nouveau scratch pour Santoni qui enfonce le clou avec 2,8'' de mieux sur Aguzzi et 2,7'' sur Paul Alerini (Peugeot 207 S2000) qui réalise le 2ème temps. Au parc de regroupement à Bastelica, Santoni est en tête du rallye avec un sérieux avantage sur ses concurrents. Au départ de la 2ème boucle, le trio de tête regroupe les 207 de Santoni, Aguzzi et Alerini. Sur le bord du circuit, le spectacle est au rendez-vous et on a déjà l'impression qu'on détient le tiercé gagnant. Au point stop de l'ES3, Santoni confirme sa supériorité devant Aguzzi et Alerini. A plus de 100 km/h de moyenne, il conserve sa place de leader et dispose désormais d'un matelas plus que confortable de presque 18'' d'avance sur Aguzzi. Derrière les 3 Peugeot, Pierre-Antoine Guglielmi fait comme d'habitude une belle course puisqu'il place sa Clio R3 juste dans l'échappement de la 207 d'Alerini. L'ES4 va confirmer la hiérarchie en tête avec à la 4ème place une autre Peugeot 207, celle de Jean-François Marchi. Le groupe N est dominé par Jean-Philippe Muselli (Clio Ragnotti) et le groupe F2000 par Jean-Pierre Gordon (Clio). Mais il reste encore un tour et sous un soleil de plomb, tout peut arriver. Santoni qui en est conscient n'a donc pas droit à l'erreur. Au point stop de l'ES5, son chrono est sans appel puisqu'il devance Aguzzi de 8,9''. La victoire à priori ne peut lui échapper à moins d'être maudit par le sort. Mais dans son sillage, la bagarre fait rage pour la 2ème place. Auteur du 2ème temps, Alerini revient sur Aguzzi qui voit son avance fondre à 1,1''. Tout va donc se jouer dans la dernière spéciale. A l'attaque jusqu'au bout, Alerini signe alors le scratch mais échoue au pied de la 2ème marche du podium pour 5 petits dixièmes! A Bastelica, Paul-Antoine Santoni, associé à Anthony Pobedenny, peut enfin savourer la victoire. Dans les groupes, Muselli, Gordon et Guglielmi l'emportent comme prévu, tout comme Jean-Jacques Padovani en groupe GT. La suite des hostilités reprendra après la pause des vacances avec la 27ème édition du rallye de Corte fin septembre.
PhF


PODIUM:
1:SANTONI Paul-Antoine – POBEDENNY Anthony Peugeot 207 S2000 0:21:48,2
2:AGUZZI Tony – BORCHIA Jean-Pierre Peugeot 207 S2000 à 0:30,0
3:ALERINI Paul – PATRONE Etienne Peugeot 207 S2000 à 0:30,5

VAINQUEURS DE GROUPES:
A7S:SANTONI Paul-Antoine – POBEDENNY Anthony Peugeot 207 S2000 0:21:48,2
F2014:GORDON Jean-Pierre – SCIPILLITI Patrick Renault Clio 0:23:33,7
GT10:PADOVANI Jean-Jacques – BURESI Eric Porsche GT3 0:23:02,3
FN3:MUSELLI Jean-Philippe – FOLACCI Dominique Renault Clio Ragnotti 0:23:08,9
R3: GUGLIELMI Pierre-Antoine–DEROUSSEAUX Cathy Renault Clio 0:22:31,9


VAINQUEURS DE CLASSES:
R4:ANDREUCCI Frédéric – MULLER Jean-Bernard Mitsubishi Evo 10 0:22:36,2
FA6K:AUDIRAC Cyril – NESTA Audrey Renault Clio S1600 0:22:41,3
F2013:PAPINI Dédé – PAPINI Simon Citroën Saxo 0:23:44,8
R2:CASABIANCA Antoine – CASALTA Jean-Luc Peugeot 208 VTI 0:23:58,5
FA6:PERETTI Myriam – MASSON Elodie Peugeot 106 0:24:22,9
FN2:MARCHINI Jean-Paul – POGGI Olivier Peugeot 106 0:24:43,0
FA8:MATTEI Jean-François – SICURANI François BMW M3 E30 0:24:48,8
FA7:DE LA FOATA Paul – SUSINI Jessica Renault Clio 0:24:37,1
FA7K:AGUZZI Daniel – MONTI Laetitia Renault Mégane KC 0:24:58,2
F2012:JAUMON Lionel – LUCCIONI Antoine Peugeot 106 0:25:28,5
N4:DIANI Jean-Noël – GERONIMI Pierre-Toussaint Mitsubishi Evo 10 0:25:43,6
FA5: MORELLI Julien – RAGGIOLI Cynthia Peugeot 106 0:26:14,8
FN1:MOUSSIER Lionel – MOUSSIER Anaïs Citroën AX 0:26:22,3
FA5K:GOMEZ Lionel – TOGNARELLI Elodie Peugeot 106 0:27:04,6
GT9:RAYNAUD Vincent – ROUSTAND Valérie Lotus Elise 0:29:13,7
F2011:POGGI Pierre – CADDEO Allan Fiat Punto 0:30:22,2


MONTEE DE CAMPILE: LA MAGIE DE L'HISTORIQUE

Avec une bonne centaine de voitures au départ, la 1ère montée historique de Campile affichait complet depuis longtemps. Un plateau relevé et varié, un tracé technique de pratiquement 5 km et une organisation sans faille ont contribué au succès de cette 1ère édition. Après le briefing matinal de Jean-Louis Filippi, le responsable de l'épreuve, les concurrents se sont dirigés vers la ligne de départ. Au programme, 2 montées le matin et 2 l'après-midi avec une pause déjeuner sur la magnifique place de l'église de Campile. De la Bugatti type 35 de 1926 à la R5 Alpine Turbo de 1982, c'est une kyrielle de voitures anciennes qui se sont élancées pour le plus grand plaisir du public. Pour certains, ce sont des images du passé qui ressurgissent à leur mémoire et pour d'autres, des copains qui se font plaisir au volant de leurs belles voitures de collection. Ce qui est sûr, c'est que cette manifestation, qui n'est pas basée sur la performance puisque ce n'est pas chronométré, a fait l'unanimité auprès des concurrents et du public. Pour une 1ère, c'est donc une réussite qui mérite un grand coup de chapeau à toute l'équipe de Jean-Louis Filippi.
PhF

 

GIRAGLIA: TROJANI INTOUCHABLE!

En ce samedi 11 mai 2014, la Place Saint-Nicolas est irisée par les 62 voitures qui forment le plateau de la 44ème ronde de la Giraglia. Au volant d'une Citroën C4 WRC flanquée du n°1, Pascal Trojani est le premier à s'élancer avec la ferme intention de décrocher une nouvelle victoire. Dans le sillage de sa C4 joliment décorée, deux autres WRC prennent le départ: une Citroën Xsara pilotée par Charles Zuccarelli et une Ford Focus (c'est une première!) aux mains de Jean-Marc Manzagol très motivé lui aussi pour aller chercher la victoire. Au point stop de l'ES1 (11,7 km), une première hiérarchie s'établit à l'avantage de Trojani qui marque d'entrée son territoire. Derrière lui, Manzagol n'est qu'à 3,8'' et Zuccarelli à 10,8''. On attend alors le classement de l'ES2, beaucoup plus longue (26,46 km), pour observer l'évolution des positions. Sans surprise, Trojani enfonce le clou: ''Manza'' pointe à 9'' et Zuccarelli à 21,3''. A l'arrivée de l'ES3, les chronos du trio de chasse sont logiquement améliorés. Trojani grappille un peu plus de 5'' et réussit du même coup à contenir ses adversaires puisque les écarts restent sensiblement les mêmes. A ce moment-là, le rallye va prendre une allure de cavalier seul pour le quintuple vainqueur de l'épreuve, laissant alors ses adversaires en découdre entre eux. Malheureusement ce spectacle tant attendu n'aura pas lieu. En effet, un stupide incident mécanique va scotcher la Focus de ''Manza'' sur le bord de la route avant le départ de la dernière spéciale de la journée. A l'arrivée de l'étape à Bastia, c'est Jean-François Santini (Renault Mégane Maxi) qui monte sur la 3ème marche du podium.
Le lendemain matin, la surprise va venir de Jean-François Succi qui réalise le 3ème temps dans l'ES5, à croire qu'il a potassé toute la nuit le mode d'emploi de sa Fiesta. A ce petit jeu, c'est Ange-Pierre Cordoliani (Porsche 997 GT3), ne disposant pas d'une avance aussi confortable que Santini, qui en fait les frais le premier. Dommage que le rallye ne soit pas plus long car Succi régale le public. Au point stop de l'ES8, il échoue au pied du podium à un peu plus de 20'' de Santini et remporte, en guise de lot de consolation, le groupe R. Sur la Place Saint-Nicolas, Pascal Trojani, associé à Olivier Verduri, savoure sa victoire (sa 6ème!) devant Charles Zuccarelli, auteur lui aussi d'une belle course. Yannick Rossi (Mitsu Evo9) rafle le groupe N, Ange-Pierre Cordoliani le groupe GT+, Pierre Benazzi (BMW 135 I) le groupe GT et Aurélien Brignol (Honda S2000) le groupe F2000.
En VHC, deux Porsche 911 ont assuré le spectacle. Celles de Louis Antonini et de Stéphane Abbati qui se sont battus sans faiblir. A l'arrivée, ce dernier franchit la ligne avec plus d'une minute d'avance signant une performance de tout premier ordre quand on sait que les moyennes en spéciales ont dépassé les 90 km/h. Philippe Martini (Opel Kadett GTE) complète le podium. Prochain rendez-vous le samedi 21 juin prochain à Bastelica, pour la 4ème édition du rallye de la Vallée du Prunelli.
PhF



PODIUM:
1:TROJANI Pascal – VERDURI Olivier Citroën C4 WRC 1:32:11,2
2:ZUCCARELLI Charles – BONIFET Pierre-Antoine Citroën Xsara WRC à 1:57,4
3:SANTINI Jean-François – GUIDI Grégory Renault Mégane Maxi à 5:37,1

VAINQUEURS DE GROUPES:
A8W:TROJANI Pascal – VERDURI Olivier Citroën C4 WRC 1:32:11,2
R5:SUCCI Jean-François – VITRANI Olivier Ford Fiesta R5 à 6:01,7
GT+15:CORDOLIANI Ange-Pierre – ESPOSITO Jean-Michel Porsche 997 GT3 à 7:12,6 N4:ROSSI Yannick - RAFFAELLI Yoann Mitsubishi Evo 9 à 9:12,1
GT:BENAZZI Pierre – GOIA Laurent BMW 135 I à 9:43,4
F2014:BRIGNOL Aurélien – MAUREL Pascale Honda S2000 à 11:24,2

VAINQUEURS DE CLASSES:
FN3:CHASSAING Philippe - PERRIER Eric Renault Clio Ragnotti à 10:00,1
FA6K:MUSELLI Jean-Philippe – BUFFAT Xavier Citroën Saxo VTS à 14:17,2
R2:MAESTRACCI François – CASANOVA Sébastien Citroën C2 à 14:19,9
F2013:CARDI Cédric – MARSICANO Lucien Honda Civic à 14:47,6
FN2:GRANINI Antoine – PERIL Marielle Citroën Saxo à 16:40,6
A7S:POLIDORI Frédéric – TYRAN Mathieu Peugeot 207 S2000 à 17:04,1
R3:LAVAGNA Franck – FERRARI Lara Renault Clio R3 à 22:21,4


COSTA SERENA: MARCHI A L'ARRACHE

Pour l'avoir déjà remportée à plusieurs reprises au volant d'une Peugeot 206 WRC, Dominique De Meyer s'annonce une nouvelle fois comme le grand favori de cette 13ème édition, d'autant plus qu'on déplore le forfait de Philippe Giovanni. Pourtant dans l'ES 1, le pilote grassois ne réalise que le 5ème temps à 23,3'' de Charles Zuccarelli qui prend la tête de la course. Mais dans le second passage d'Abazzia la 206 de De Meyer, qui vient de perdre une roue juste après le départ, s'immobilise définitivement sur le bas-côté, c'est l'abandon. On assiste alors, un peu à regret, à un véritable cavalier seul de Zuccarelli qui remporte les trois premières spéciales. Dans son sillage, la bataille qui fait rage, oppose les deux Peugeot 207 S2000 de Jean-François Marchi et de Jean-François Succi. Ce dernier retardé par une crevaison dans l'ES3, se déchaîne alors dans la suivante et signe le meilleur temps. Au terme de l'étape à Ghisonaccia, rien qu'une poignée de secondes les sépare, à l'avantage de Marchi. De son côté, avec plus d'une minute et demie d'avance, Zuccarelli peut dormir sur ses deux oreilles. Mais ironie du sort, le lendemain matin, le leader du rallye doit lui aussi abandonner dans l’ES5 sur ennuis mécaniques. Les deux Peugeot vont alors jouer au chat et à la souris jusqu’à la ligne d’arrivée. A ce petit jeu mémorable, c'est finalement Marchi qui l'emporte, mais à l'arraché! Le champion de Corse 2011 a franchi la ligne d'arrivée avec seulement 1,5’’ d’avance sur Succi. Victime d’une sortie de route fatale au début du rallye, Pierre-Antoine Guglielmi permet à Georges Baylac de hisser sa Clio R3 sur la troisième marche du podium et de remporter le groupe R. Comme au Pays Ajaccien, Pierre-Marc Nanucci récidive en groupe F tandis que Youness El Kadaoui a su résister à Yannick Rossi en groupe N. Trop esseulé en GT et c'est bien dommage, Daniel Rognoni, associé à Marie-Camille Costa, peut quand même savourer sa victoire. Le prochain rendez-vous est fixé les 10 et 11 mai prochains avec la 44ème édition de la Giraglia.
PhF

PODIUM:
1: MARCHI jean-François - ORPHELIN Audrey Peugeot 207 S2000 1:19:47,1
2: SUCCI Jean-François - VITRANI Olivier Peugeot 207 S2000 à 0:01,5
3: BAYLAC Georges - MELA Emilie Renault Clio R3 à 1:35,2

VAINQUEURS DE GROUPES:
A7S: MARCHI jean-François - ORPHELIN Audrey Peugeot 207 S2000 1:19:47,1
R3: BAYLAC Georges - MELA Emilie Renault Clio R3 à 1:35,2
F2014: NANUCCI Pierre-Marc - GOIA Laurent Peugeot 205 GTI à 1:48,6
FN3: EL KADAOUI Youness - ZARU Mickaël Renault Clio Ragnotti à 2:54,2
GT10: ROGNONI Daniel - COSTA Marie-Camille Porsche Cayman à 7:07,9

VAINQUEURS DE CLASSES:
N4: ROSSI Yannick - RAFFAELLI Yoann Mitsubishi Evo 9 à 3:00,0
R2: CASABIANCA Antoine - CASALTA Jean-Luc Peugeot 208 GTI à 4:18,7
A6K: POMPONI ludovic - POGGI Olivier Peugeot 206 XS à 5:26,6
A8W: MICHELI José - MASSON Elodie Citroën C4 WRC à 6:00,7
F2013: BROQUET John - DEIANA José Peugeot 106 S16 à 7:15,1
FA6: RADTKE Paul-André - CANETTI Yanick Citroën Saxo à 8:14,2
FN2: BERNOUS Bouchta - GALTIERI Marie-Flore Citroën Saxo à 14:26,6
FA5: KIOUECH Mourad - KAROUI Ousema Peugeot 106 à 27:15,2


PAYS AJACCIEN: ALERINI IN EXTREMIS!

Avec 4 Peugeot S2000 au départ, on pouvait s'attendre d'entrée à une belle bagarre entre les représentants de la firme sochalienne. Il n'en fut rien car c'était sans compter sur un certain Paul-Antoine Santoni, véritable trouble-fête au volant d'une Citroën DS3. Laissant le 1er scratch à Franck Lions (207 S2000) pour une poignée de dixièmes, il remporte les 2 spéciales suivantes grâce à son pilotage, forçant ainsi l'admiration du public. A la fin de la première étape, il a creusé l'écart et devance Paul Alerini (207 S2000) de 6,1'' et Franck Lions de 7''. Sur une Mitsubishi Evo X, Frédéric Andreucci prend provisoirement la tête du groupe N, à 14,8'' du leader.
Après une nuit salvatrice, la riposte des 207 (il fallait s'y attendre) est immédiate dans l'ES 4 avec la victoire d'Alerini qui revient sur son adversaire en lui reprenant un peu plus de 3''. La lutte est acharnée, mais Santoni reste le leader du rallye. Dans l'ES 5, Alerini enfonce le clou et se retrouve au départ de l'ES6 avec à peine 1,7'' de retard. Le suspense est à son comble et après la ligne d'arrivée le verdict tombe: Alerini vire en tête du rallye avec seulement 1,4'' d'avance sur son rival. Tout va donc se jouer dans la dernière spéciale où la moindre erreur peut être fatale. Au point stop on retient son souffle en attendant les temps qui tombent enfin, comme un couperet: 2:48,9 pour Santoni et 2:48,1 pour Alerini qui remporte l'épreuve avec au total une avance de 2,2''. Lions monte sur la 3ème marche du podium, satisfait car son objectif était d'abord de parfaire la mise au point de sa voiture en vue du Championnat de France.
Auteur d'une course magnifique, Santoni peut se consoler en remportant le groupe R. Il en est de même pour Andreucci en groupe N et pour Pierre-Marc Nanucci en groupe F, tous deux friands de passages spectaculaires comme on les aime. Le rallye régional du Pays Ajaccien a donné le coup d'envoi de la saison 2014 un peu comme une épreuve d'échauffement. C'est donc avec le prochain rallye national Côte des Nacres Costa Serena (mi-avril) que sera donné le vrai départ de la saison insulaire.
PhF

PODIUM:
1: ALERINI Paul - PATRONE Etienne Peugeot 207 S2000 25:09:8
2: SANTONI Paul-Antoine - JORAM Solène Citroën DS3 à 0:02:2
3: LIONS Franck - MURAT Marine Peugeot 207 S2000 à 0:14:6

VAINQUEURS DE GROUPES:
A7S: ALERINI Paul - PATRONE Etienne Peugeot 207 S2000 25:09:8
R3: SANTONI Paul-Antoine - JORAM Solène Citroën DS3 à 0:02:2
N4: ANDREUCCI Frédéric - ALBERTINI jean-Christophe Mitsubishi Evo X à 0:35:6
F2014: NANUCCI Pierre-Marc - GOIA Laurent Peugeot 205 GTI à 1:17:9

VAINQUEURS DE CLASSES:
A7K: ROVINA Stéphane - BARICHELLA Tony Renault Mégane Maxi à 1:04:0
N3: MUSELLI Jean-Philippe- FOLACCI Dominique Renault Clio Ragnotti à 1:15:8
R2: CASABIANCA Antoine - CASALTA Jean-Luc Peugeot 208 GTI à 1:48:0
A6K: ACQUAVIVA Jean-Pascal - BARON Luc Peugeot 206 S1600 à 1:57:8
N2: SAMARTINI Romain - CASAROMANI François Peugeot 106 à 3:34:9
A8: MATTEI Thierry - CASASOPRANA Stéphanie BMW 325i à 3:39:0
A6: PERETTI Myriam - MASSON Elodie Peugeot 106 Rallye à 3:41:6
F2013: CLAUDE Christophe - BEAUBERT Nicolas Citroën Saxo à 3:47:1
A7: GOMEZ Lionel - TOGNARELLI Elodie Renault Clio 3 à 4:26:1
F2012: JAUMON Lionel - LUCCIONI Antoine Peugeot 106 Rallye à 4:33:7
F2011: POGGI Pierre – CADDEO Allan Fiat Punto à 7:56:3
N1: FINOCCHIARO Sébastien - GANDOLFI Anthony Peugeot 205 Rallye à 10:53:9


LA MAGIE DU RALLYE HISTORIQUE

Au fil des ans, la réglementation en rallye est devenue draconienne, voire parfois rébarbative. Chaque année, elle établit de nouvelles normes qui, même si elles contribuent à l'amélioration de la sécurité, se traduisent au final par une augmentation des coûts. Bref, s'adonner au rallye moderne revient de plus en plus cher. Ce n'est plus l'époque où l'on pouvait s'engager à moindre frais dans une épreuve avec sa voiture de tous les jours. Les nostalgiques de ce temps-là peuvent heureusement s'orienter vers le rallye historique qui connaît un succès grandissant lié à une popularité croissante. A l'instar d'un musée que l'on pourrait déplacer, toutes les épreuves organisées nous permettent de contempler des voitures d'exception qui se sont illustrées dans de nombreux rallyes du championnat du monde. Le bruit, les odeurs et les dérapages de toutes sortes font ressurgir alors les images du passé. Revoir aussi à leur volant des pilotes qui ont remporté ces rallyes mythiques ajoute encore plus de valeur au rallye historique. Comme le Monte-Carlo, le Tour de Corse en est aussi un bel exemple, témoin encore le nombre impressionnant d'engagés cette année. Et si l'on ajoute à tout cela l'esprit de convivialité, on détient alors la clé du succès qui garantit au public passionné de vivre pleinement la magie du rallye historique.
PhF

 

GUGLIELMI ET PORCU CHAMPIONS DE CORSE DES RALLYES 2013

Après une année sabbatique, le Comité Régional du Sport Automobile Corse a de nouveau récompensé les pilotes et copilotes qui ont marqué un maximum de points au cours des 8 rallyes comptant pour le championnat. Avec un total respectif de 156 et 134 points, Pierre-Antoine Guglielmi et Jean-François Porcu ont remporté le titre en cumulant de nombreuses victoires de groupe et de classe. Une distinction largement méritée pour les sociétaires de l'ASA Corsica qui ont souvent placé leur Clio R3 en haut du classement général de chaque épreuve.
PhF


UNE PERLE GRISE DANS LES MAINS DE LOUBET

Lorsqu'en 2008 Jan Kopecky, le pilote Skoda, a fait l'ouverture du Barum Rally au volant de la toute nouvelle Fabia S2000, Yves Loubet m'a téléphoné sans tarder pour me donner ses impressions. Il m'a affirmé sans fard avoir été impressionné par son moteur et m'a certifié qu'elle ne devrait pas tarder à s'imposer en IRC*. Il ne pensait pas si bien dire puisque nous avons assisté à une véritable razzia de Skoda Motorsport dans ce championnat du monde, puis en ERC* l'an dernier avec un premier titre. Parallèlement à tous ses succès en rallye, la marque tchèque a commercialisé une nouvelle version essence de la Fabia RS équipée du moteur 1,4L TSI développant 180 ch et, tout récemment, la nouvelle Octavia 3 RS. Cette troisième génération du fer de lance de la marque est disponible avec un moteur TDI de 184 ch ou TSI de 220 ch. C'est cette dernière version qu'Yves Loubet a bien voulu essayer afin de vous faire partager ses impressions.

Look sportif

En cette période du début de l'année, Porto-Vecchio vit dans une douce quiétude hivernale, émaillée par les rayons d'un soleil encore chaud. Ponctuel, Yves ne tarde pas à me rejoindre. Puis quelques instants plus tard, Philippe Cervoni, le distributeur Skoda pour la Corse, pointe le capot de son Octavia RS. Habillée dans le nouveau coloris gris perle et chaussée avec de superbes jantes de 19'', elle attire sans conteste les regards. Comme le toit ouvrant, la calandre et les coques des rétroviseurs sont de couleur noir, ce qui lui confère un look sportif affirmé. Les entrées d'air géantes découpées dans le spoiler avant et les 2 sorties d'échappement chromées enfoncent le clou en laissant présager d'une cavalerie à la hauteur. Sans tarder, notre pilote-essayeur s'installe au volant. Tout en écoutant son coéquipier d'un jour, Yves règle sa position de conduite et constate le bon maintien des sièges sport en cuir et tissus. L'habitacle riche en équipements confirme la vocation sportive de l'Octavia avec le rappel du sigle VRS sur le levier de vitesses et sur le cuir de chaque dossier. L'instrumentation est complète et le volant qui dispose des palettes confirme que la boîte de vitesses est automatique: DSG à 6 rapports.

Comportement exceptionnel

Une impulsion sur le bouton ''start engine'' et c'est parti pour un galop d'essai. Tout en roulant, Yves sélectionne le mode sport qui permet de grimper plus vite dans les tours, de durcir la direction et de modifier la sonorité du moteur à l'intérieur de l'habitacle. Le 4 cylindres turbocompressé émet alors une mélodie digne d'un gros V8. Après plusieurs kilomètres avalés sur une route sinueuse qu'il connaît par coeur, Yves nous confie ses impressions en nous précisant que quand il pilote une voiture de course, il est surtout sensible à son comportement:« en compétition, je suis un maniaco-dépressif de la liaison au sol, ça a toujours été mon truc. L'Octavia RS est super-compacte, elle se bouge, elle est vive grâce à son train avant qui est incisif mais tout en douceur. C'est aussi le fait qu'elle a un empattement long. Mais en même temps elle reste vive et agile, et c'est ce qui m'étonne le plus. Elle vire à plat et elle a juste le roulis qu'il faut, mais le bon roulis. Elle avale les virages avec une facilité déconcertante. Avec la boîte DSG, c'est un vrai plaisir de conduire et je ne vois pas ce qui lui manque pour un usage au quotidien. Avec une telle puissance, elle est même surdimensionnée pour un conducteur lambda et avec les aides à la conduite, tu es tranquille sur la route. En plus c'est une voiture qui a une âme et une personnalité que tu ne retrouves pas partout, comme par exemple dans beaucoup de voitures de location. Quant au freinage, lui aussi il est surdimensionné avec les gros disques à l'avant. Finalement je ne vois pas ce qui lui manque par rapport à d'autres modèles sportifs au prix bien plus élevé. Avec son coffre énorme elle est pour moi un compromis fabuleux. Franchement je suis vraiment étonné, c'est un bon produit. » Après cette escapade au volant de l'Octavia RS, Yves nous renouvelle son étonnement avant d'orienter la discussion vers le sport automobile.

Retour en WRC ?

L'apparition de l'Octavia dans le championnat du Monde des rallyes remonte à 1999. Homologuée au début de l'année, elle participe d'entrée au rallye de Monte-Carlo. Son moteur est un 4 cylindres de 2L de cylindrée qui développe 300 ch grâce à un gros turbocompresseur Garrett. Jouant très (trop) souvent de malchance, ses résultats se limiteront à quelques places d’honneur. Malgré tout, les Octavia WRC ont assuré le spectacle en gratifiant les spectateurs d’impressionnantes dérives dignes des meilleures propulsions. Aujourd’hui, on peut encore les admirer dans quelques rallyes où elles ont toujours fière allure. Certes, forte de son énorme succès en Super 2000, la Fabia n’a pas dit son dernier mot, puisque Michal Hrabanek, le patron de Skoda Motorsport, a confirmé son développement pour accéder au nouveau groupe R5. Son homologation est prévue d’ici mi-2015, avec comme principale nouveauté, un moteur turbo de 1.6L répondant à la réglementation de la FIA*. Pourtant, quand on sait que l’Octavia est le best-seller de l’histoire de Skoda, on peut se demander ce qui justifie son absence aujourd’hui en WRC ? Une réponse sans doute délicate à formuler par ceux qui ont la lourde tâche de gérer les différentes marques du groupe Volkswagen.
PhF



IRC : Intercontinental Rally Challenge
ERC : European Rally Championship
FIA : Fédération Internationale de l’Automobile


PASCAL TROJANI VERS UNE 8ème VICTOIRE?

Nous sommes en janvier 2001, c'est l'hiver à L'Ile Rousse. Mais la cité balanine se prépare à accueillir la 5ème édition du rallye de Balagne qui est devenu la première manifestation incontournable du début de l'année. Organisé conjointement par l'Asa Corsica et la Scudéria Balanina, son parcours fait l'unanimité auprès des pilotes et plus particulièrement auprès de Pascal Trojani : « Le rallye de Balagne a toujours été mon rallye préféré. Pour moi ce sont les plus belles routes de Corse et il y a de plus en plus de gens qui pensent comme moi. D’ailleurs parmi tous ceux qui font des rallyes, de plus en plus de pilotes se rangent à mon avis après leur première participation à cette épreuve. » Associé à Olivier Verduri, il remporte cette 5ème édition au volant de sa BMW 320, devant deux autres BMW pilotées par Casalta et Mattei. L'année suivante, l'équipage récidive en remportant la 6ème édition devant Andreucci et Marcaggi. Les deux années suivantes sont à oublier car la BMW 318 Compact, se montrant capricieuse côté mécanique, contraint le pilote bastiais à l’abandon. En novembre 2005, les organisateurs ont du pain sur la planche avec la finale de la coupe de France qui prend la place du rallye de Balagne qui est reporté au mois de janvier suivant. Avec son fidèle navigateur, Pascal Trojani termine à la dixième place au général en remportant au passage le groupe F2000. Ce résultat le déçoit quelque peu car il ne reflète pas son potentiel et la BMW n’est plus dans le coup pour viser le scratch. D’ailleurs, il ne s’engage pas en janvier 2006 car c’est trop proche au niveau calendaire et de plus, le tracé de la finale n’est pas repris. Il faut attendre 2007 pour le revoir au volant d’une véritable bête de rallye : une Peugeot 307 WRC qui reste pour l’instant sa meilleure voiture. La plus haute marche du podium ne lui échappe pas et il en sera de même jusqu’en 2012. Totalisant sept victoires, il détient le record absolu : « en principe je participe à cinq ou six rallyes par an, mais je suis toujours très content d’aller en Balagne car c’est une région que j’adore. J’espère que les organisateurs trouveront toujours leur motivation et les financements qui vont bien pour continuer à faire ce rallye et je pense en particulier à Jean-Marc Acquaviva. » En décembre prochain, Pascal Trojani et Olivier Verduri seront au départ de la 16ème édition de l’épreuve balanine avec pour objectif de remporter une 8ème victoire. On est sûr qu’ils vont s’en donner les moyens et que ce ne sera pas, cette fois-ci, avec une Peugeot 307 WRC.
PhF


QUADRAGENAIRE CETTE ANNEE

Créé officiellement en 1973 par la Fédération internationale de l'automobile, le Championnat du monde des rallyes s'est forgé en quarante ans une solide réputation. Normal, le sport automobile est aussi un sport populaire qui draine les foules. Des milliers de spectateurs se pressent chaque année sur le bord des routes pour admirer et encourager leurs idoles. Et le spectacle est au rendez-vous, impressionnant et grandiose. Mais participer au championnat coûte cher, très cher. Seuls les constructeurs ont la capacité d'investir beaucoup d'argent au titre de la promotion de leurs marques. Pour construire ces voitures de rallye ultra sophistiquées qui doivent répondre à la réglementation internationale de la FIA*, ces derniers disposent d'une structure officielle vouée uniquement au rallye. Etant fabriquées en petites séries, leur prix de revient est de ce fait très élevé. Il est par conséquent pratiquement impossible pour un amateur d'en faire l'acquisition, d'autant que leur maintenance est, elle aussi, très coûteuse.
En 1973 le Championnat du monde des rallyes ne prévoit qu'un classement des marques. Il faudra attendre 1979 pour que soit également établi un classement pilotes et copilotes. Pas moins de dix-huit marques seront classées. Le championnat compte alors treize épreuves avec, c'est devenu une institution, le rallye de Monte-Carlo en ouverture. C'est donc Alpine-Renault qui inscrit son nom au palmarès avec un total de 155 points devant Fiat (87 points) et Ford (76 points). La marque française a remporté six victoires: Monte-Carlo, Portugal, Maroc, Acropole, San Remo et Tour de Corse. Les pilotes auteurs de ces coups d'éclat sont respectivement: Andruet, Thérier, Darniche, Thérier, Thérier et Nicolas. Classée cinquième derrière Volvo, Saab décroche une logique victoire au rallye de Suède grâce à Blomqvist.
Quatre décennies plus tard, le WRC est toujours installé au sommet du rallye mondial. Après un règne écrasant émaillé de huit titres, la marque aux chevrons a permis à Sébastien Loeb d'être sacré champion du monde à neuf reprises consécutives. Son premier titre étant décroché en 2004 à l'issue du Tour de Corse. Cette année, c'est Sébastien Ogier qui vient tout juste de remporter son premier titre mondial au volant d'une redoutable Volkswagen Polo R bien née. Certes à cause du départ annoncé du nonuple champion, Ogier aura eu certainement un peu moins de fil à retordre, mais il ne doit son titre qu'à son immense talent.
PhF


*Fédération Internationale de l’Automobile


EN 1982...

Le Championnat du monde des rallyes (World Rally Championship) fête cette année ses quarante ans. Quatre décennies durant lesquelles vont s'écrire des pages d'histoire pleines de formidables aventures humaines. A l'origine, le championnat ne concerne que les marques. Ce n'est qu'à partir de 1979 qu'un classement pilotes et copilotes voit le jour. Le championnat connait alors un succès grandissant. Le public, toujours plus nombreux chaque année, se déplace en masse un peu comme les troupeaux lors de la transhumance. On vient encourager son idole, son équipe ou tout simplement sa marque préférée. Pour les constructeurs, le rallye est en quelque sorte la vitrine de leur savoir-faire. Mais par une belle journée de 1980, un constructeur allemand jusqu'alors très discret, présente son tout dernier modèle: un élégant coupé de 200 chevaux, équipé d'un moteur turbocompressé à cinq cylindres et surtout doté de quatre roues motrices.
Audi qui a bien retenu la leçon, décide de démontrer en compétition les innombrables avantages de sa conception avant de s'imposer dans le grand public. A cet instant, sans le savoir, le Championnat du mondes des rallyes vient de basculer dans une ère nouvelle.
Janvier 1981, première sortie de l'Audi Quattro et première victoire dans la poudreuse du Jänner Rallye (Autriche). L'auto dérive très peu grâce à une fantastique motricité. Alors face à ce résultat et sachant que l'ensemble des épreuves du championnat (mis à part le Tour de Corse et une partie du San Remo) se déroule sur terre ou sur neige, la concurrence s'inquiète sérieusement. On va même jusqu'à se poser la question de savoir ce que va devenir le spectacle en l'absence de glisse. Mais à Ingolstadt on a un concept à imposer et on met le paquet en engageant deux grands pilotes. Un homme, Hannu Mikkola qui est la valeur sûre du moment et une femme, Michèle Mouton qui a un talent fou. La Quattro finira par gagner à trois reprises, sa brune conductrice remportant le San Remo, une victoire historique émaillée par celle du sexe faible!
Face à ce bilan, deux façons d'envisager l'avenir germent dans les esprits du camp adverse: soit on s'obstine à penser que le phénomène Audi n'aura pas d'avenir, soit, pour les plus malins, on se rallie à l'idée de Ferdinand Piëch, avant qu'il ne soit trop tard.
A la fin de la même année, en s'installant dans le fauteuil directorial de Peugeot-Talbot Sport, Jean Todt travaille aussitôt sur le projet M24 rallye basé sur une autre architecture que la Quattro mais également doté de quatre roues motrices. Le prototype de la toute nouvelle 205 Turbo 16 fera officiellement ses premiers tours de roue le 21 février 1981. Avec sept victoires en 1982, Audi remporte son pari et décroche le titre mondial grâce à Blomqvist, Mouton et Mikkola. Idem en 1984 alors que Vatanen rafle trois victoires au volant de la Peugeot qui laisse entrevoir une certaine supériorité. En effet, la conception de la Quattro avec son moteur en porte-à-faux avant commence à semer le doute, mais chez Audi on persiste dans cette voie car il en va de la survie de tous les modèles de série commercialisés. Comme on s'en doutait, 1985 voit le triomphe de l'autre conception à moteur placé en position centrale arrière permettant au constructeur français de décrocher le titre mondial, laissant à Audi une victoire au San Remo avec une version revue et corrigée: la Quattro S1 qui dispose d'une meilleure répartition des masses entre l'avant et l'arrière (52%48%) et une cavalerie de pas moins de 500 ch!
Face à ce raz de marée, les voitures à deux roues motrices tentent de résister en s'orientant vers les épreuves africaines où prévaut la notion de robustesse. Toyota Celica Turbo, Lancia Rally 037 (championne en 1983) ou autre Renault 5 Turbo devenue « maxi 5 Turbo », ne peuvent lutter à armes égales faute de motricité. On apprend alors que Lancia et Ford se lancent simultanément dans la conception de voitures à quatre roues motrices. Ainsi naissent la Delta S4 et la RS 200 dotées l'une et l'autre de mécaniques rendues plus puissantes par la compression de l'air d'admission, mais aussi grâce à l'électronique qui arrive en force. Témoin la nouvelle Porsche 959 destinée au groupe B qui est en fait un vrai laboratoire roulant bardé d'innovations. Citroën lance une BX 4x4 calquée sur la Quattro et Austin-Rover marque son retour en rallye avec la Métro 6R4 avec sous son capot un 3l V6 atmo libérant plus de 400 ch. Mais cette course à l'armement, très appréciée par le public pour le formidable spectacle qu'elle pouvait générer, a été stoppée net fin 1986 par Jean-Marie Balestre, Président de la FIA, qui met un terme au groupe B. Les accidents graves (qui sont toujours encrées dans nos mémoires) et le trop grand danger potentiel de ces quatre roues motrices surpuissantes ne pouvaient laisser entrevoir une autre issue. L'histoire retiendra que c'est en 1982, neuf ans après sa création, que fût remporté le titre mondial par une voiture à quatre roues motrices, un ovni technologique: la Quattro.
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LA CORSE DANS LE RETRO DE LOEB

En 1999, le Tour de Corse se dispute au mois de mai. Avec ses deux Xsara Kit Car en tête, la marque aux chevrons est au sommet de la gloire. A la fameuse bosse de Calvese, les spectateurs en prennent plein les yeux. Les voitures qui décollent font le bonheur des photographes. Mais c'est une autre Citroën qui va faire le spectacle. Elle est bleue aux couleurs de l'Equipe de France et arbore le N°49, c'est une Saxo Kit Car. A son volant se trouve Sébastien Loeb, le jeune pilote espoir de la FFSA, associé au Monégasque Daniel Elena. La petite bombe fait un saut ahurissant qui restera à jamais gravé dans la mémoire de son équipage et des spectateurs stupéfaits: une fausse note pour une bosse qui ne se passe pas à fond. L'année suivante, toujours dans le giron de la FFSA, il termine à une probante neuvième place aux commandes d'une Toyota Corolla WRC, démontrant ainsi aux autres concurrents son énorme potentiel en Mondial. Parallèlement au 12ème rallye Terre de Corse, il hisse sa Saxo Kit Car sur la troisième marche du podium et décroche un titre de champion de France des rallyes sur terre deux litres. En 2001, au volant d'une Saxo VTS Super 1600, il participe au championnat du Monde Junior Super 1600. Après une lutte acharnée avec les Fiat Punto italiennes de Davilla et Basso, c'est à l'arraché que Sébastien Loeb l'emporte avec une poignée de secondes d'avance. C'est encore la Corse qui lui permet de décrocher son premier titre de champion du Monde. Mais l'Alsacien vise le titre en WRC et sa motivation ne passe pas inaperçue aux yeux de Guy Fréquelin, le patron de Citroën Sport, puisqu'il va l'embaucher sans hésiter plus longtemps. Et depuis, c'est un véritable cataclysme qui s'est abattu sur le championnat du Monde. Comme un bulldozer infatigable qui écrase tout sur son passage, il empile les victoires une à une, ou presque, avec une facilité déconcertante. En 2003, pour un point seulement, il passe à côté du titre suprême mais cela n'altère pas son calme olympien. Ce n'est que partie remise pour ce jeune champion qui se lance dans le championnat 2004 avec une incroyable détermination. Avec une première victoire au Monte-Carlo, l'année commence bien et c'est de bonne augure pour le titre. Cinq victoires plus tard, Sébastien Loeb retrouve l'ile de beauté. Chacun étudie alors toutes les possibilités du classement pour connaître la probabilité qu'a le pilote de la Xsara d'être sacré champion du Monde. Car, même si elle n'est pas nécessaire dans le cas particulier, une victoire est toujours bonne à prendre. Et c'est après une course interminable, coiffée par un suspense épuisant, que la nouvelle tombe: le pilote Citroën termine deuxième remportant ainsi son premier titre de champion du Monde des rallyes. L'histoire retiendra que c'était à Agosta Plage, en Corse.
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PARADOXE!

Je me souviens très bien de cette époque où c'était vraiment un exploit de franchir la barre des 100 km/h sur route. Il suffisait de disposer d'une voiture qui en soit capable et de se trouver sur une longue ligne droite. Certes, cela demandait un certain temps, mais les sensations procurées étaient tellement fortes qu'on avait hâte de retrouver une autre ligne droite pour réitérer l'exploit. Car à cette époque là, la vitesse sur notre réseau routier n'était pas limitée. On pouvait rouler pied au plancher sans être considéré comme délinquant ou un assassin comme c'est devenu le cas aujourd'hui. Mais alors, pourquoi les constructeurs automobiles continuent-ils à nous dévoiler à chaque salon des nouveaux modèles toujours plus performants? Coïncidence? Non, paradoxe!
Car on imaginerait mal en 2013 qu'on puisse présenter une nouvelle voiture affichant une vitesse maxi de 90 km/h. Et pourtant, Dieu sait que cette voiture-là aurait permis d'éviter les nombreux pièges des radars. Ensuite, elle aurait coûté beaucoup moins cher car elle n'aurait pas nécessité: un bon Cx, une suspension sophistiquée, d'excellents freins, des pneumatiques performants, etc... Bref, un engin comme on en trouve encore au catalogue de certains constructeurs.
Mais alors que faire de tous ceux qui passent leur temps à «radariser» au bord des routes et des autoroutes? Que faire des fonctionnaires chargés du suivi des dossiers? Que faire des ingénieurs et des techniciens qui peuplent les bureaux d'études? Autant de questions qu'il faudrait poser à ceux qui nous gouvernent. Car s'acharner à piéger les automobilistes ne doit en aucun cas être considéré comme étant un moyen pour réduire le nombre des accidents de la route. Témoin encore les derniers chiffres depuis le début de l'année. C'est à croire que l'intérêt des pouvoirs publics est ailleurs...Paradoxe quand tu nous tiens!
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LA CORSE, TERRE DE RALLYE

Tout passionné d'automobile doit avoir en tête deux dates importantes: 1886 et 1894. La première verra la naissance de l'automobile en Allemagne et la seconde celle du sport automobile en France. Pays aux traditions ancestrales, la Corse va aussi devenir une terre de rallye qui donnera à son tour naissance à des épreuves mythiques de renommée internationale.

Sacré champion du monde des rallyes pour la 9ème fois, l'Alsacien Sébastien Loeb, associé à Daniel Elena, a décroché son premier titre mondial en Corse. C'était à Agosta Plage en 2004 à l'occasion de la 48ème édition du Tour de Corse. L'année suivante, il inscrit son nom au palmarès de ce rallye qu'il affectionne tout particulièrement. Cette épreuve qui est très vite devenue une véritable institution du sport automobile, a vu le jour en novembre 56. A la surprise générale, ce sont des femmes, Gilberte Thirion et Nadège Ferrier, qui remportent cette première édition avec une Renault Dauphine. Deux ans plus tard, c'est un équipage corse qui retient l'attention: Pierre Orsini ,associé à Jean Canonici, termine à la 5ème place au volant d'une Citroën ID19. Une première victoire en 59 suivie de deux autres en 62 et 65 les font entrer dans la légende du Tour de Corse. D'autres pilotes insulaires vont inscrire leur nom en haut du classement: Jean-Marc Manzagol, Pierre Moreau, Yves Loubet, Patrick Bernardini, Guy Fiori, Françis Serpaggi, Marc Valliccioni, Daniel Rognoni, Claude Balesi...et bien d'autres encore. En avril 1970 l'ASA Bastiaise organise la 1ère ronde de la Giraglia. Une Berlinette Alpine rouge ne passe pas inaperçue. Elle est pilotée par Jean-Pierre Manzagol. Affectionnant les routes du cap corse, il ne laisse aucune chance à ses adversaires et remporte cette première édition. A partir de 1973, Le Tour de Corse est inscrit au championnat du monde des rallyes. Véritable vitrine mondiale du sport automobile, il confère à l'épreuve une notoriété planétaire qui propulse la Corse en haut de l'affiche. De son côté, la ronde de la Giraglia se forge elle aussi une solide réputation en comptant pour le championnat de France des rallyes. En plus des pilotes insulaires comme Jean-Jacques Padovani, Pascal Trojani, Marc Vallicioni...etc, des grands noms du sport automobile français viendront du continent pour s'imposer, assurant à leur tour la promotion de la ronde. Bernard Darniche, Jean-Claude Andruet, Jacques Henry, Bernard Béguin et Guy Fréquelin associent leurs noms au palmarès. Mais le roi du cap s'appelle Jean-Pierre Manzagol qui totalise, excusez du peu, 14 victoires! Parallèlement d'autres rallyes et courses de côte sont organisés au travers de l'île. Au fil des ans c'est une véritable culture du sport automobile qui est entretenue par des passionnés qui y consacrent tous leurs loisirs pour les organiser. A l'instar des autres régions, la crise économique n'a pas épargné le sport automobile insulaire. Le nombre d'épreuves organisées a diminué faute de pouvoir réunir les budgets nécessaires car devenus astronomiques. Une situation difficile à gérer en pareil cas. Certes les idées ou conseils des uns et des autres ne manquent pas pour tenter de trouver des solutions salvatrices. Pas facile pour les organisateurs qui doivent se battre pour la survie de leurs épreuves. En attendant des jours meilleurs, le rallye historique promu par Yves Loubet nous offre de belles épreuves comme au bon vieux temps. Mais même si les images générées sont magnifiques, elles ne pourront suffire à garantir l'essor des rallyes en Corse.
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7 ANS DEJA...LA FINALE

Chacun se souvient de l'automne 2005 en Balagne, à L'Ile Rousse plus exactement. Cette année-là, c'est la région Corse qui est retenue pour organiser la finale de la coupe de France des rallyes. Le président du comité corse du sport automobile, Gilbert Dini, s'en réjouit vivement. C'est à l'ASA Corsica, sous la houlette de son président Pierre Boï, qu'il incombe de tout mettre en œuvre pour garantir le succès de cette manifestation. Une première réunion officielle a lieu à L'Ile Rousse pour présenter les grandes lignes du projet. Tous les participants sont attentifs car l'enjeu est important pour la région corse. Certes, comme les bonnes volontés, les idées ne manquent pas. Mais comme toujours en pareil cas, le nerf de la guerre reste le financement. Car plus de 400.000 euros ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval! Le Président de la Scuderia Balanina, Jean-Marc Acquaviva, en sait quelque chose. Bien que le défit à relever soit énorme, il règne dans la salle une atmosphère qui témoigne de la volonté de chacun d'y parvenir. Le rallye comprend 2 étapes prévues les 11 et 12 novembre. Départ et arrivée à L'Ile Rousse, l'hôtel Napoléon accueillant le pc course. Bref le compte à rebours est lancé. Très vite le programme de la finale est divulgué, sauf le parcours qui doit rester secret. Le départ de la première voiture étant fixé à 17h30 sur le podium situé place Paoli, les 2 premières épreuves spéciales se courent donc de nuit laissant présager d'un spectacle grandiose. On attend l'arrivée des premiers équipages à L'Ile Rousse vers 22h. La nuit de repos n'est donc pas longue puisque le départ de la seconde étape est à 7h pour la première voiture. Arrivée finale vers 20h30 sur le podium avec remise des prix et coupes. Le décor est planté et les nombreux bénévoles passionnés de sport automobile n'ont plus qu'à se retrousser les manches. Un peu comme dans un orchestre, chacun aura sa partition à jouer, sans fausses notes. Mais comment pourrait-il en être autrement quand le chef d'orchestre s'appelle Jean-Marc Acquaviva!
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MARCHI ET FRATTI CHAMPIONS DE CORSE DES RALLYES 2011

C'est à la cinémathèque de Porto-Vecchio qu'a eu lieu le 3 mars dernier la remise des prix du Championnat de Corse des rallyes 2011. Après avoir demandé d'observer une minute de silence en hommage à ceux qui nous ont quittés au cours de l'année écoulée, le Président du Comité régional corse Gilbert Dini a malheureusement constaté le faible taux de remplissage de la salle, sans aucun doute révélateur d'un malaise intrinsèque de la grande famille insulaire du sport automobile. Plus inquiétant encore, l'absence remarquée de nombreux pilotes ou copilotes pourtant convoqués par courrier pour recevoir leurs prix. Face à cette crise qui semble s'enliser, le Président de la FFSA Nicolas Deschaux a laissé un message d'espoir pour un retour du Tour de Corse en WRC, rappelant à ceux qui auraient des pertes de mémoire prématurées, que la Corse posséde l'une des plus grandes cultures en matière de sport automobile.
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PASSION DANGEREUSE...

Si la valeur de la vie ne peut se mesurer que par le nombre de fois où l'on a éprouvé une passion ou une émotion profonde, on comprend mieux la détermination des pilotes à vivre pleinement leur passion. Mais doit-on risquer sa vie pour mieux la vivre? Il y a là un paradoxe que l'on ne s'explique pas, comme si le bonheur ne pouvait se situer ailleurs qu'à la frontière de la vie et de la mort. Malheureusement, c'est toujours à la suite d'un accident fatal que nous sommes amenés, parent ou ami, à nous interroger sur l'intérêt de pratiquer ce sport à trop hauts risques. N'y a t-il pas assez de poids dans la balance pour pouvoir décider de s'arrêter? Le seul fait que tout licencié reconnaisse le sport automobile comme étant très dangereux ne suffit-il pas, à un moment donné, à prendre la décision de s'arrêter pendant qu'il en est encore temps? Les réponses à ces questions paraissent évidentes quand elles sont posées à quelqu'un qui n'est pas passionné. Elles le sont bien moins quand on les pose à un équipage. On comprend alors que la passion a ses raisons que, justement, la raison ignore. Car prendre le départ d'une compétition automobile, c'est pénétrer dans un autre monde. Le pilote endosse une autre personnalité au travers de laquelle il éprouve une sensation inouïe de bien-être. Grâce à une cybernétique hors du commun, il est en phase avec cette force intérieure qui lui imprime la précision de ses gestes. Cette harmonie n'a de limite que celle dictée par son instinct de survie, lui-même lié à son âge. Mais un concours de circonstances souvent imprévisible peut tout briser en une fraction de seconde, incalculable car trop infime.
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